Riche héritage patrimonial
Koléa

Par Hassina AMROUNI
Publié le 29 oct 2018
Lorsqu’ils ont été chassés d’Andalousie, les Maures ont trouvé refuge à Koléa. Cette ville deviendra très vite leur havre de paix. Au fil du temps, la cité bâtie par Hassan Pacha prendra un cachet andalou, les nouveaux occupants ayant ramené avec eux leur vaste savoir-faire, notamment en matière d’artisanat mais aussi – et surtout – de culture.
Mausolée Sidi Ali Embarek
Mosquée de Koléa
Le blockhaus de Tombourouf à Koléa

Les Andalous ne sont pas les seuls à avoir, cependant, imprimé leur identité à la ville de Koléa, les Turcs aussi s’imposeront dans le paysage quotidien des habitants de cette ville, et d’ailleurs aussi, à travers notamment des us et coutumes, une tradition culinaire millénaire mais aussi l’urbanisme.
De ce riche passé, Koléa garde, aujourd’hui, comme un précieux héritage, tous ces petits métiers que les femmes koléaciennes tentent de sauvegarder jalousement, comme la broderie (fetla, s’radja), crochet, tricot (m’chakel), vannerie (transformation de l’osier), fabrication artisanale d’eau de rose (mazhar)…etc
Outre ce patrimoine immatériel, la ville s’enorgueillit aussi de son patrimoine matériel comme la zaouïa de Sidi Ali Mbarek, saint patron de la ville. La koubba du saint homme, qui vécut et mourut au XVIIe siècle, est devenue après la mort de ce dernier un lieu de pèlerinage pour des milliers de fidèles.
La mosquée El Attik, construite au XVIIIe siècle, la plus ancienne de la ville, fait également partie des édifices chers au cœur des habitants de Koléa.
Enfin, il y a ce monument d’origine turque. A l’origine, les Ottomans avaient fait construire quatre blockhaus dans la ville afin de surveiller la plaine de la Mitidja et ses alentours, et parer à tout éventuel danger, en ces temps d’incertitude. Toutefois, après l’arrivée des Français, beaucoup de monuments et d’édifices anciens disparaîtront pour laisser place à des constructions plus modernes, répondant aux exigences des nouveaux maîtres des lieux. Aujourd’hui, seul un blockhaus a su résister aux pelleteuses, il se trouve dans le quartier de Tombourouf.

Hassina Amrouni

Source :
http://kolea-bone.net/bibliographie/kolea-si_65_prot.pdf

DOSSIER

Un duo improbable

Adjel Adjoul - Mostefa Benboulaïd

GUERRE DE LIBERATION

L'héroïne oubliée

La Moudjahida condamnée à mort Mme Ghomrani Zohra dite Houria

FIGURES HISTORIQUES

Le Moudjahid Benmaouche Ali

Évocation de l’un des héros de la wilaya III historique

GRANDES DATES

Les massacres du 8 Mai 1945

Le visage horrible de la France coloniale