Un patrimoine à l’épreuve du temps
Bordj Bou Arréridj

Par Hassina AMROUNI
Publié le 25 oct 2017
Bordj Bou Arreridj a hérité de toutes les civilisations qui se sont succédé sur ses terres un très riche patrimoine. Même si une partie de ce legs mémoriel a été durement altérée par les aléas du temps et la bêtise humaine, il n’en demeure pas moins que les pierres rescapées de ce passé séculaire continuent à raconter l’histoire millénaire de cette région.

De l’époque préhistorique, des armes en silex, des pointes de flèches mais aussi des poteries et autres débris d’ustensiles ont été mis au jour, lors de fouilles effectuées notamment à Tiglait, Bordj Bou Arreridj, Sidi M’ Barek Ghailassa, K’sour, Rabta ou Belimour, témoignant d’une présence humaine aux époques mésolithique et néolithique.

Les vestiges romains d’El Hamadia

A El Hamadia, commune située à 5 km au sud du chef-lieu de wilaya, d’importants vestiges romains ont été découverts dont des fresques, des chapiteaux, des colonnes ainsi qu’une église. Un aqueduc de l’ère romaine a également été mis au jour à Belimour, ainsi qu’une église à Sidi M’barek. Medjana, Bir Aïssa et Bordj Ghedir ne sont pas en reste, avec toutes ces ruines qui remontent à l’époque de l’un des plus grands empires du monde, l’empire romain. Il en va de même avec l’époque musulmane. Bordj Bou Arreridj a, en effet, hérité de plusieurs édifices architecturaux dont les plus anciens remontent à l’époque des Hammadites.
Ainsi, aux fortins érigés entre 1004 et 1152 dans les régions de Tighlait et Tihamamines vient s’ajouter le fort El Mokrani, l’un des plus importants vestiges de cette époque.

Bordj El Mokrani

Dominant la ville de Bordj Bou Arreridj, le Bordj El Mokrani était destiné à assurer la défense des locataires du fort contre les attaques ennemies très fréquentes à cette époque. Puis, ce sont les caravanes commerciales qui transitaient par la région qui étaient sous la protection des gardiens du bordj qui, à partir de leur tourelle, pouvaient anticiper toute agression étrangère. Durant la colonisation française, l’armée coloniale en a fait une caserne militaire. Quelques années après l’indépendance, l’ANP l’a cédé à la commune de Bordj Bou Arreridj. Malheureusement, en l’absence d’un plan de sauvegarde, la bâtisse ne cesse ne subir les aléas du temps.

« La ville de la montagne dominante »

Important pôle touristique et religieux, Zemmoura a été construite à flanc de montagne.
Avec sa mosquée Ben Hidous, trônant au centre, sur un petit promontoire et sa fontaine d’eau, la cité dont la construction remonterait au Xe siècle, était, par le passé un point de passage important pour les caravanes venant du Sud, de M’sila et Bou Saâda, pour remonter vers la vallée de la Soummam et le port de Bejaïa. Durant la période d’occupation ottomane, la ville sera transformée en fort et prendra le nom de Bordj Zemmoura.
Les vestiges de ce passé sont encore visibles à Zemmoura, aujourd’hui, à travers ses trois quartiers, relativement bien conservés. Ainsi, la ville berbère est caractérisée par des maisons basses à toiture en tuiles, comme celles que l’on retrouve dans toute la Kabylie, le quartier turc, également appelé Souiga, forme une petite casbah aux nombreuses venelles et enfin, le quartier européen est composé d’immeubles modernes de deux ou trois étages.

La mosquée de Ouled Sidi Brahim

La mosquée El Attik de Ouled Sidi Brahim est, elle aussi, un véritable bijou architectural, érigé selon certaines sources, aux alentours du 8e siècle de l’hégire, par Sidi Brahim Abou Bakr. Après son décès, le saint homme sera enterré à côté de la mosquée. Son tombeau, érigé au début du 9e siècle de l’hégire est un petit chef d’œuvre architectural, dont la forme et les couleurs sont un ravissement pour le regard.
La wilaya possède, en outre, d’autres sites touristiques et historiques remarquables, tels que le barrage de Aïn Zada, la région forestière de Djelifa, la Zaouïa d’El Koléa, le site thermal de Hammam Ibaïne, … etc

Hassina Amrouni
 
Source :
http://www.bibans-info.gov.dz/fichiers/Monographie/monographi.htm
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