Benhadouga, une sommité de la littérature arabe
Enfant de Bordj Bou Arréridj

Par Hassina AMROUNI
Publié le 25 oct 2017
Né à Mansourah, dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj, le 9 janvier 1925, Abdelhamid Benhadouga est un auteur de référence tant en Algérie que dans le reste du monde arabe.
Abdelhamid Benhaddouga
Livre de Benhadouga

Abdelhamid Benhadouga a suivi des études dans les deux langues, arabe et française, d’abord à Mansourah puis à Constantine, Tunis et ensuite Alger.
Inscrit à l’université Zitouna à Tunis, il obtiendra le diplôme le plus élevé dans la branche littéraire.
Parallèlement à cela, il suivra aussi des cours à l’Institut du théâtre arabe pendant quatre années. Au lendemain de l’indépendance, il s’inscrira à la Faculté de droit d’Alger, malheureusement, des problèmes de santé et quelques problèmes familiaux le contraindront à interrompre ses études deux années plus tard. S’intéressant à la langue française, Abdelhamid Benhadouga suivra une formation technique dans cette langue, à la suite d’un séjour en France. Il obtiendra le diplôme de réalisateur radiophonique et technicien en matières plastiques. Deux diplômes qui ne présentent aucun lien particulier, mais que l’écrivain comptait tout de même dans ses bagages. Doté d’un fin esprit critique et d’un sens aiguisé de l’observation, Benhadouga n’avait de cesse de s’intéresser à tout ce qui se passait autour de lui et à toutes les mutations sociales qui n’étaient pas sans incidence sur la vie politique en Algérie. C’est pourquoi, et alors qu’il poursuivait ses études à Tunis, il fut élu par ses camarades, président des étudiants algériens à Tunis. D’abord militant, il deviendra ensuite responsable au sein du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques jusqu’à la scission du parti en juin 1954. Durant la guerre de libération nationale, il participe à la rédaction de la revue Echaâb El Djazaïri, publié par le ministère de l’Intérieur du GPRA. Par la suite, il signera des articles dans les colonnes du journal de l’organe central du FLN, El Moudjahid. Il participera également au programme La Voix de l’Algérie, émettant depuis Tunis, et à la même époque, il signera un contrat de réalisation et production avec la radio tunisienne. Il rédigera à partir de la capitale tunisienne des pièces radiophoniques et des études littéraires.
Après le 5 juillet 1962, il occupera plusieurs postes de responsabilité. Il sera successivement coordinateur puis directeur des programmes de la RTA, directeur des deux chaînes de radio, arabe et berbère, directeur de la Commission d’études pour la production radio-télé-cinéma, directeur de la Commission de visionnage des films, puis conseiller culturel.
Auteur d’une œuvre florissante, Benhadouga, décédé le 21 octobre 1996, est considéré, aujourd’hui encore comme le maître incontesté du récit d’expression arabophone. De L’Algérie entre hier et aujourd’hui (1959) à Blessures de la mémoire, son dernier recueil de nouvelles, en passant par Djazya oua Darawiche et l’incontournable Rih el djanoub (Le vent du sud), adapté à l’écran par Mohamed Slim Riad, Abdelhamid est passé à la postérité.

Hassina Amrouni

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