De Djelfa à El Hamel
Cheikh Sidi Mohammed

Par Hassina AMROUNI
Publié le 03 nov 2019
Natif des environs de Hassi Bahbah, Sidi Mohammed Ben Belkacem Ben Rebih Ben Mohammed Ben Abderrehim Ach’Charif Al-Hassani est l’un des saints patrons de la ville de Djelfa et une figure respectée et louée par l’ensemble de la population.
Sidi Mohammed Ben Belkacem Ben Rebih

C’est en 1823 qu’il voit le jour au sein d’une grande et noble famille de la région. Très attaché aux préceptes et aux valeurs de la religion musulmane, son père le confiera à ses oncles paternels d’Al-Hamidia qui se chargeront de l’initier précocement à la récitation du Coran. Les premières connaissances ainsi acquises, l’enfant rejoint ensuite la zaouïa de Sidi Ahmed At’Tayar, dans les Bibans où, durant deux années il apprendra à lire et à écrire tout en perfectionnant ses acquis en théologie. Assoiffé de savoir et désirant toujours accéder à un niveau supérieur, il intègre la célèbre zaouïa de Sidi Saïd Ben Abi Daoud à Zazoua, non loin d’Akbou. Il y reçoit des cours de théologie et de chari’a auprès des maîtres de la zaouïa. Un enseignement qu’il partage avec le petit-fils du fondateur de cette zaouïa, Sidi Ahmed.
En l’an 1261 de l’Hégire, il quitte ce haut lieu du savoir et s’en va mettre en pratique ce qu’il y a appris durant de longues années. Ses pas le menant à El Hamel, dans la région de Bou-Saâda, il s’y installe à la demande d’un groupe de notables du village qui lui proposent de prodiguer son enseignement au sein de la mosquée Al-Atiq. Il accepte mais demande à occuper ce poste avec son maître Sidi Ahmed Ben Bou Daoud. Durant plusieurs années, il dispense ses connaissances en fiqh aux habitants de la région d’El Hamel comme il le précise dans son autobiographie : « …après cinq années, je suis revenu à mon pays ; le village d’El-Hamel, en 1261 de l’Hégire. J’y suis resté huit années à enseigner aux gens le fiqh et autres (sciences), dans son école coranique connu sous le nom de Djama’a Al-Fouqani. Je n’ai point quitté la mosquée ni le jour ni la nuit jusqu’à la fin de 1272 H ».
Aujourd’hui, la zaouïa continue à être un haut lieu de piété et de pratique religieuse. Elle fut également durant la guerre de libération nationale un lieu de résistance.

Hassina Amrouni
Source :
http://el-hamel.atspace.com/fr/zaouia/fondation.htm

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