Ath Yenni, Le Mont des orfèvres
Histoire de la ville

Par Hassina AMROUNI
Publié le 25 nov 2019
Située à une trentaine de km au sud-est de Tizi-Ouzou, le chef-lieu de wilaya, la commune d’Ath Yenni, At Yenni, Aït Yenni ou Beni Yenni culmine à quelques 900m d’altitude.
la commune d’Ath Yenni
Krim Belkacem

Les sept villages de cette région de la haute Kabylie (Ath Lahcen, Ath Larbaa, Taourirt Mimoun, Taourit El Hadjadj (Taxavit), Agwni Hmed, Tigzirt, Tansaout ainsi que les hameaux Taourirt Issoulas, Taourirt Khelf, donnent à cette agglomération le nom d’Ath Yenni.
L’Histoire de cette grande tribu berbère -parmi les plus importantes selon Ibn Khaldoun qui la classe aux côtés des Ath Idjer, Ath Menguellet, Ath Betroun, Ath Bougherdane, Ath Aïssi, Ath Iraten, Ath Fraoussen, Ath Khellili, Ath Yahia…- commence souvent par une légende. Il se dit, en effet qu’à l’origine, était un homme nommé Aïssam. Ce dernier eut deux fils prénommés Yenni et Ouacif qui deviendront les ancêtres des Ath Yenni et des Ath Ouacif.
Plus concrètement, les chercheurs qui se sont penchés sur le passé de cette partie de la Kabylie attestent que la région a été habitée au moins depuis le IIIe siècle par les Romains, lors de leur invasion de la Numidie occidentale. Bien qu’il n’existe, aujourd’hui, aucune trace indiquant que cette grande civilisation est passée par là un jour, des documents historiques datant des débuts de l’occupation française rapportent que des traces romaines (ruines) étaient encore visibles à la fin du XIXe siècle au village de Taourirt El Hadjadj.
En 1379, Ibn Khaldoun consigne quelques informations sur Ath Yenni dans ses écrits, en classant cette tribu -tel que cité plus haut- comme l’une des plus importantes tribus des « Zouaoua », aux côtés de seize autres.
Au début du XVIe siècle, Sidi Ahmed ou El Kadhi alors gouverneur de la province d’Annaba -il est au service des Hafsides de Bejaïa- se réfugie sur la terre de ses ancêtres après la prise de Bejaïa par les Espagnols. Il fédère autour de lui plusieurs tribus kabyles dont celle des Ath Yenni et fonde le Royaume de Koukou. Ce dernier s’engage dans plusieurs batailles contre les Espagnols puis contre les Ottomans après la prise d’El Djazaïr en 1520.
Vers le milieu du XVIe siècle, aux alentours de 1559-1560, le Royaume de Koukou entre en guerre contre le royaume des Beni Abbès en raison de son alliance avec les Turcs de la Régence d’Alger. Sorti victorieux de cette bataille, le sultan de Koukou prend, en guise de butin de guerre, plusieurs artisans de Bejaïa qu’il installe à travers son royaume afin qu’ils participent au développement de nouveaux métiers. C’est ainsi qu’Ath Yenni accueille des artisans bijoutiers qui, au fil des siècle, vont transmettre leur savoir-faire à des générations d’apprenants lesquels, à leur tour, deviendront de véritables maîtres dans la longue et riche tradition du bijoux kabyle d’Ath Yenni.
Aux bijoutiers, s’ajouteront des armuriers, des orfèvres ainsi que des forgerons constituant ainsi un vaste tissu des métiers artisanaux. La réputation d’Ath Yenni se fera dès lors à travers les bijoux, les fourreaux en bois sculpté, les rasoirs en acier, les cadres et pupitres ornés, réalisés par des hommes exerçant dans une totale maîtrise de leur art.
Beaucoup d’artisans verront leur réputation dépasser les frontières du royaume, à la faveur d’échanges commerciaux et certains quitteront leurs montagnes de Kabylie pour s’installer à Alger et y ouvrir des boutiques ayant pignon sur rue.
Vers 1612, le déclin du Royaume de Koukou va entraîner des luttes intestines entre les différentes tribus de la région. C’est ainsi que les Ottomans, pour pouvoir continuer à régenter la Kabylie, vont solliciter l’aide des marabouts, figures jouissants d’un grand respect auprès des populations. Peu avant 1616, un marabout du nom de Sidi Ali Ou Yahia, fils de Sidi Ali Ben Machich, originaire de Meknes, au Maroc et venant de la Saqiya el-Hamra, s’installe à Taourirt Mimoun. Devenant un important chef militaire, il donne également naissance à tous les marabouts de la région. Parvenant à l’unification des troupes, il mène avec succès plusieurs batailles contre d’autres tribus de la région dont celle des Ath Ouacif.
En arrivant dans la région, Ath Yenni comptait trois villages, en l’occurrence Ath Lahcene, Ath Larbaa et Taourirt Mimoun, mais des batailles victorieuses vont permettre l’annexion d’autres villages limitrophes, à savoir Takhabit (aujourd’hui devenu une partie Taourirt el Hadjadj) et Taourirt el Hadjadj. Tigzirt, prise à la tribu des Ath Belkacem sera repeuplée par la suite par des réfugiés venant d’Ath Ouacif. Issu de cette dernière, le marabout Sidi Ahmed Ou Zegane fondera le village de Tansaout. Pour ce qui est du village d’Agouni Ahmed, il sera construit par Ahmed Ou Hamza et sera habité par des habitants de Taourirt Mimoun et de Tassaft Ouguemoune.
Grâce notamment à leur maîtrise des métiers de l’armurerie, les Ath Yenni deviennent d’importants guerriers. Ils étendent ainsi leur territoire voire leur hégémonie sur la région. Engagés dans plusieurs batailles contre des tribus comme les Ath Sedka ou les Ath Saada, ils sortent à chaque fois, victorieux. Ils intercèdent même en faveur du chef des Ouadhias pour le rétablissement de la paix dans sa région.

Affaire de la fausse-monnaie

Alors que la puissance de la tribu des Ath Yenni ne cesse de croître, rendue possible grâce notamment à son artisanat qui constitue une véritable manne économique pour la région, la Régence d’Alger leur impose, à l’instar d’autres régions du pays, d’importantes taxes. Pour se soustraire à cet impôt jugé inique, les Ath Yenni développent la fabrication de fausses monnaies, imitant les pièces de la Régence d’Alger ainsi que celles du Maroc, de Tunisie et de Tripoli. Ces pièces qui, dans un premier temps, servent à payer les taxes vont finir par s’écouler dans tout le Maghreb. En 1827, cette fausse monnaie qui inonde les marchés va provoquer une véritable crise économique. C’est alors que le Dey d’Alger donne l’ordre à l’Agha Yahia d’arrêter les faux-monnayeurs, écumants les marchés d’Alger, de Sétif, de Constantine et d’Annaba et de leur confisquer leur matériel sous peine d’être exécutés mais ce sont, finalement, les habitants d’Ath Larbaa qui acceptent de se soumettre aux exigences de la Régence, payant, par ailleurs, une forte amende.
Cette activité frauduleuse ne prend pas pour autant fin puisque les fraudeurs reprendront la production dès leur remise en liberté, contraignant ainsi le dey à engager des négociations. Le conflit se termine par la signature d’un accord de paix et, pour prouver ses bonnes intentions, le bey fera construire une mosquée de style ottoman à Ath Larbaa. Malheureusement, ce lieu de culte sera détruit lors de l’invasion française de la région en 1857, il ne subsiste que la porte d’entrée.

Période de domination française

Alors que l’Algérie entre, dès le 5 juillet 1830, dans une ère de colonisation française, la Kabylie, elle, restera insoumise jusqu’en 1857. Les Ath Yenni passés maîtres dans la fabrication d’armes fourniront à toute la région du matériel de guerre, permettant ainsi à la population autochtone, menée par des chefs téméraires - à l’image de Chérif Boubaghla qui séjourna chez les Ath Yenni en 1854- de résister à l’ennemi et de stopper voire de retarder sa dangereuse procession.
En cette année 1857, la population des Ath Yenni compte environ 10 000 habitants ce qui fait d’elle l’une des plus peuplées de la région. Surnommé « la ville », en raison du nombre important de ses habitations, le village d’Ath Lahcene dont le nombre d’habitants varie entre 4 000 et 6 000, est considérée comme la capitale industrielle de la Kabylie. En effet, ses armuriers-orfèvres sont capables de mobiliser en temps de guerre, pas moins de 500 fusils, ce qui n’est pas négligeable pour l’époque. Pour ce qui est du village de Taourirt Mimoune, il compte à la même période entre 2.000 et 3 000 âmes. Ensemble, ces villages font front à ce nouvel envahisseur, malheureusement, leur sort sera scellé, dès le mois d’avril 1857 lorsque le Maréchal Randon sur ordre de l’empereur Napoléon III va lancer une campagne militaire sur la région pour la soumettre au nouvel ordre colonial. Pas moins de 35000 soldats et officiers du génie militaire, repartis en 4 divisions menées par les généraux Mac-Mahon, Renault, Yusuf et Maissiat se lancent à la conquête de la Kabylie.
Engagée dans la sanglante Bataille d’Icheriden, la division du général Mac Mahon va devoir faire face à quelques 4000 guerriers kabyles. Le bilan est lourd : on dénombre plusieurs centaines de morts du côté algérien et 400 morts du côté français dont une trentaine d’officiers parmi lesquels le général Mac Mahon. Les autres divisions sont chargées dès le 24 juin de la même année de lancer une attaque contre les Ath Yenni depuis les deux flancs de leur région avec un total de 15.000 militaires français, armés de batteries d’artillerie. Alors que la plupart des hommes de la tribu sont engagés depuis plusieurs semaines dans la bataille d’Icheriden, ce sont les femmes du village d’Ath Lahcène qui prennent les armes pour défendre leurs terres et leur honneur. Un affrontement inéquitable qui poussera les villageois à prendre la fuite vers les montagnes, abandonnant leurs maisons livrées aux feux provoqués les soldats français qui, au passage, s’emparent de tous les biens trouvés dans les demeures, dont beaucoup de bijoux ancestraux.
Le 25 juin 1857, les villages d’Ath Lahcene, Ath Larbaa et Taourirt Mimoun sont sous domination coloniale. Le Maréchal Randon installe sa tente à Ath Lahcene pour pouvoir diriger ses hommes, toujours engagés dans la bataille d’Icheriden, aux côtés des autres divisions.
Le lendemain, les guerriers d’Ath Yenni qui ont eu vent des massacres de la veille, décident de revenir dans leur village pour lancer une contre-offensive. Alors qu’ils se regroupent à Taourirt el Hadjadj pour organiser leur plan de lutte, ils sont bombardés le 27 juin, au matin, par l’artillerie française. Le village de Taourirt el Hadjadj est lui aussi incendié et les récoltes dévastées.
Après la perte de leurs biens et la mort de nombre d’entres-eux, les Ath Yenni annoncent leur capitulation le 1er juillet. Après quoi, le Maréchal Randon négocie avec les autres tribus (Ath Ouacif, Ath Boudrar et les tribus avoisinantes) leur reddition. Si la démarche n’est plus qu’une formalité, les tribus ne pouvant résister plus car fortement éprouvées par les combats de ces dernières semaines, les Illiten, menés par la vaillante Lalla Fadhma N’Soumer refusent de déposer les armes, jusqu’à leur défaite intervenue le 11 juillet. La campagne de Kabylie prendra fin le 14 juillet 1857.
En 1864, les Ath Yenni ne comptent plus que 2378 habitants (ils étaient plus de 10 000 avant les batailles engagées contre la France). Mais cela ne les empêche pas de cultiver encore et toujours cet esprit de résistance. En 1871, les voilà, à nouveau engagés dans la Révolte d’El Mokrani, notamment au niveau du siège du Fort Napoléon, sous le commandement de Mohamed Ou Ramdane Ath Nabet du village d’Ath Larbaa. Après deux mois d’affrontements, ils sont vaincus le 18 juin 1871. Suite à cet acte d’insurrection, plusieurs familles se voient confisquer leurs terres et leurs biens par l’armée française en guise de représailles. Ce n’est pas tout puisque le régime colonial français s’engage dès lors dans une forte répression et une politique d’assimilation surtout avec la tribu des Ath Yenni afin de se prémunir contre de futurs actes de rébellion. Ils ouvrent, pour cela, plusieurs écoles, procèdent au changement de patronymes des autochtones et tentent des actions d’évangélisation.
Après avoir été rattachés au cercle militaire de Fort Napoléon après leur capitulation en 1857, les Ath Yenni passent à partir de 1873 sous régime civil après avoir été rattachés à la commune mixte de Fort-National.
Une année plus tard, une délégation de l’administration française accompagnée de Jésuites demande aux Ath Yenni l’ouverture d’une école congréganiste pour y éduquer leurs enfants. Les chefs de la tribu refusent mais après de longues discussions finissent par accepter à condition qu’ils apprennent aux enfants la langue kabyle et qu’ils ne cherchent pas à les dévoyer de leur religion musulmane. L’école construite à Ath Larbaa est achevée en 1876. Quatre ans plus tard, elle est reprise par les Pères blancs du cardinal Lavigerie et rebaptisée Ecole Saint-Louis des Pères blancs d’Ath Larbaa. Soupçonnée de faire de l’évangélisation auprès des enfants, une autre école ouvre en 1883 à Taourirt Mimoun, dirigée par M. Verdy pour dispenser un enseignement laïc. Elle compte en 1887, 150 élèves contre 26 seulement à l’école des Pères blancs. Beaucoup suivent leur scolarité jusqu’à l’obtention du certificat d’études, certains poursuivent même leurs études à l’Ecole Normale d’Alger pour devenir instituteur, premier poste d’emploi ouvert par l’administration française aux Algériens.
Toujours dans un esprit assimilationniste, l’administration coloniale entreprend dès 1891 la recomposition de l’état civil des Ath Yenni, entamant par la même occasion une procédure de changements de patronymes. Ainsi, les anciens noms de familles sont abandonnés au profit de nouveaux noms concoctés par une équipe d’ethnologues français, d’interprètes algériens et de militaires français. Des noms comme Aït Mimoune, Aït Bessa, Aït Betti, Aït Abdelkader, Aït Nabet sont remplacés par des noms commençant par les lettres A, B et C comme pour Abbad, Bouhadef, Cerbah, Chami…etc
Une exception est faite pour le caïd, qui garde son nom de souche en ôtant le préfixe « Ath ou Aït » (Ath Maamar devient Mammeri).
A Ath Lahcene, les noms débutent par C-D-F-G-H-I-K (Cheriet, Chermak, Djender, Fekkir, Gamar, …). Dans les villages de Tigzit et Tansaout, ils commencent par K et L (Koummad, Koucem, Labraoui, Ladrem, Ladjadj…). A Agouni Ahmed, les noms débutent par M (Masdoua, Meddane, Mellak, Metari, Metref, …) et ainsi de suite à Ath Larbaa avec les N-O-R-S et enfin Taourirt el Hadjadj avec les lettres S-T-Y-Z.

Naissance du nationalisme algérien

Après plus d’un siècle de domination coloniale, le peuple algérien n’a jamais abdiqué ni cédé à la fatalité. Alors qu’ils sont nombreux à adhérer aux discours et à la démarche des nationalistes algériens, les massacres sanglants du 8 mai 1845 vont accélérer la prise de conscience chez les plus réticents.
Les Ath Yenni sont nombreux à rallier l’UDMA et le MTLD, notamment après la visite de Ferhat Abbas de leur région au début de l’année 1947, suivie, en mars de la même année par celle de Messali Hadj. Cet éveil des consciences va s’accentuer avec le retour du front des soldats enrôlés de force durant la Deuxième Guerre mondiale puis lors de la guerre d’Indochine.
Après le déclenchement de la guerre de libération nationale, ils sont parmi les premiers à vouloir en découdre avec les soldats français et lorsqu’en 1955, Krim Belkacem se rend secrètement à Ath Yenni pour mettre en place les réseaux de résistance dans la région, il rencontre une adhésion entière et franche de la part des villageois. Une base arrière de l’ALN est alors constituée à Tigzirt et Tansaout.
Connaissant le passé belliqueux des Ath Yenni, l’armée française installe une brigade de gendarmerie à Taourirt Mimoun et, à Aït Larbaa, à l’automne de l’année 1955, suivie quelques mois plus tard d’une section militaire de chasseurs alpins à Ath Lahcene. Au début de 1956, le moudjahid Saïd Mohammedi tient à Tansaout une grande réunion de moudjahidine et militants d’Ath Yenni. Le but est de recruter des cellules clandestines du FLN dans chaque village.
Le village d’Ath Yenni, à l’instar des autres villages d’Algérie, durant la guerre de libération connaît une grande présence militaire. Les soldats français, dans une tentative de faire pencher les populations autochtones de leur côté, mettront tout en œuvre. C’est ainsi le cas, en juin 1956 lorsqu’une importante cérémonie militaire est organisée par l’armée française à Taourirt Mimoun à des fins de propagande. Prononçant un discours devant les élèves de l’école Verdy, un général français se voit infliger un véritable camouflet lorsque son auditoire refuse de faire écho à ses « Vive la France », lancés à répétition. Dès le mois d’août, l’école en question est transformée en caserne militaire, n’accueillant plus d’élèves jusqu’à la fin de la guerre. Outre la répression contre les villageois, ces derniers sont obligés, cette même année, d’observer un couvre-feu. Les moudjahidine n’en demeurent pas moins actifs et initient plusieurs opérations spectaculaires. En 1957, ils sabotent les installations électriques près d’Ath Yenni, malheureusement, suite à cette opération, les soldats français contraignent les habitants de Taourirt Mimoun à rembourser les dégâts ou, à défaut, ils emprisonneraient les hommes durant la nuit et dormiraient dans leurs maisons avec leurs familles.
Il faut dire qu’en cette année 1957, la population est de plus en plus acculée. Après l’évacuation des habitants des villages de Tansaout, Agouni Ahmed et Imzoughene, une énième bataille a lieu le 11 juillet sur le territoire des Aït Yenni (bataille d’Imzoughene).
Les mois voire les années se suivent dans une Algérie en guerre et l’occupant colonial ne recule devant aucun moyen pour faire fléchir les populations rebelles et taire les révoltes.
L’indépendance de l’Algérie sera chèrement acquise. Ath Yenni aura 142 chouhada, sans compter ceux qui se sont sacrifiés dans d’autres contrées de notre vaste Algérie. Gloire à nos martyrs !

Hassina Amrouni

Sources :
*Le Mont des orfèvres, titre d’un roman, paru aux éditions Casbah où l’auteur Belkacem Achite, restitue des pans de la mémoire collective des Ath Yenni.
http://djurdjura.over-blog.net/2018/10/at-yanni-beni-yenni-histoire-et-l...
*Divers articles de la presse nationale

 

DOSSIER

Les prémices d’une rupture

Aux origines du CRUA

GUERRE DE LIBERATION

Les frères martyrs

Abdelkader Menouar et Mohamed Badaoui

MOUVEMENT NATIONAL
FIGURES HISTORIQUES
GRANDES DATES
MEMOIRE

La moudjahida

Portrait de l’artiste plasticienne Aïcha Haddad

CONTRIBUTION

Un parcours patriotique exceptionnel

Moudjahida Kheira Louahla