Une stèle érigée à la mémoire des 17 martyrs d’Aït Oumaouche
À l’occasion de la célébration de la fête de la victoire

Par La Rédaction
Publié le 18 mai 2017
Sur initiative de l’association « Frères Maouche », le village Aït Oumaouche, dans la commune d’Amizour, à une trentaine de kilomètres à l’Est du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, a érigé une stèle en hommage à ses 17 martyrs, tombés au champ d’honneur durant la guerre de Libération nationale (1954-1962). Le monument dédié à ces derniers a été inauguré, par Mohamed Hattab, wali de Béjaïa, lors d’une cérémonie organisée à l’occasion de la célébration des festivités commémorant le 55e anniversaire de la fête de la Victoire 19 mars 1962. L’association du village a choisi également cette date historique pour procéder à l’inauguration d’un nouveau monument surplombant le village et qui a été érigé afin de rendre hommage au chahid Maouche Allaoua, et cela au niveau du cimetière dans lequel ont été réinhumés les restes des chouhada originaires de ce village.
La placette du village, où est érigé le mémorial du Chahid Maouche Allaoua
Le Wali de Béjaia déposant une gerbe de fleur à la mémoire des Chouhada d’Ait Oumaouche
La fête était grandiose au village d’Aït Oumaouche
Halima Maouche, veuve du Chahid Allaoua
Maouche El Hachemi et son Fils Allaoua se recueillant à la mémoire de leur père et grand père Maouche Allaoua
Chahid Mohand Ameziane Maouchi
Le groupe de vigilance qui a veillé sur la sécurité de ce grand événement
Le Moudjahid Maouchi Larbi honoré par l’un des représentants  du comité organisateur

Ainsi, la journée de 19 mars a été marquée par la levée des couleurs nationales et la pose d’une gerbe de fleurs au niveau du carré des Martyrs dans la commune d’Amizour, ainsi qu’au niveau du cimetière des chouhada du village d’Aït Oumaouche. Après l’inauguration et le dépôt d’une gerbe de fleurs sur le monument flambant neuf du Chahid Maouche Allaoua, le wali s’est recueilli également au cimetière des chouhada. M. Hattab a, par la suite, inauguré la nouvelle stèle commémorative, en hommage aux 17 martyrs du village. Après le salut et la levée du drapeau par un groupe de jeunes scouts, l’hymne national et une minute de silence à la mémoire des chouhada, le représentant du village a pris la parole pour souhaiter la bienvenue aux invités, dont le P/APC d’Amizour, le président d’APW, des Moudjahidine, du secrétaire de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), les représentants de plusieurs médias, et bien d’autres invités. Une exposition a été organisée sur site pour relater le parcours de ces combattants. Le wali ainsi que la délégation qui l’accompagnait se sont rendus au domicile de la veuve du chahid Allaoua Maouche, des cadeaux symboliques lui ont été remis. A huit heures, c’est avec ferveur que les villageois s’étaient déplacés pour la cérémonie de recueillement et le dépôt des gerbes de fleurs au carré des martyrs du village. Les habitants tous âges confondus, ne sont pas venus pour satisfaire à un quelconque rituel, contraignant. Ils étaient là, en signe de respect et de reconnaissance à ceux qui sont morts pour que des générations vivent, libérées du joug colonial. La stèle commémorative sur laquelle sont gravés les noms des 17 martyrs est érigée au centre du village dans un endroit culminant. Dès les premières lueurs du jour, des grappes de visiteurs affluaient de toutes parts vers ce village abondamment pavoisé de l’emblème national. En cette journée commémorative et du recueillement, le village est drapé des couleurs nationales sur le long du chemin qui mène au village. Des femmes en tenues traditionnelles vont et viennent dans tous les sens, donnant plus de couleur et de joie à cette journée du souvenir. Pour leur part, les membres de l’association du village se sont mobilisés tel un seul homme pour accueillir dans les meilleures conditions possibles leurs invités. L’organisation était d’ailleurs parfaite, en dépit du nombre important d’amphitryons.

De nombreux invités

C’est aussi l’occasion de réunir ses moudjahidine et moudjahidate encore de ce monde ainsi que ses ressortissants éparpillés à travers le territoire national, lesquels, pour la plupart, ont répondu à l’invitation en venant, par leur présence, partager cet hommage et exprimer leur solidarité et leur profonde reconnaissance à l’association du village. A cet égard, de nombreux invités représentant les institutions élues et les associations de la région ont également pris part au riche programme qui a débuté la veille par l’ouverture de l’exposition de photos des martyrs du village, réalisée par l’association Frères Maouche. Une projection, en nocturne, d’un film retraçant le parcours héroïque de Krim Belkacem, a précédé également le recueillement et les festivités d’inauguration. Ainsi, les retrouvailles entre les anciens compagnons d’armes ont été célébrées dans une atmosphère de grande émotion. Il y a là, surtout, les familles et les proches des martyrs, certes un peu tristes, mais fiers du sacrifice suprême que leurs parents ont consenti pour l’indépendance de l’Algérie. Par ailleurs, juste après la fin des festivités d’inauguration, et la visite de la demeure de grand chahid Maouche Ahmed, à Tahammamt, une conférence débat a été présidée au centre culturel Malek-Bouguermouh, par le dynamique président de l’APC et animée par des anciens maquisards. Une conférence qui a attiré une foule nombreuse autour des questions liées à la lutte de Libération nationale. Le riche débat qui s’en est suivi et qui s’est prolongé jusqu’à la fin d’après-midi, témoigne à l’évidence de l’intérêt porté par les jeunes pour tout ce qui concerne l’histoire récente de leur région, mais aussi celle de tout le pays. Plusieurs anciens maquisards ont pris la parole pour narrer les dures circonstances qu’ils ont vécues durant la Révolution. Des fils de chahid sont aussi intervenus. De vieilles femmes ont déclamé des poèmes à la gloire des martyrs. En outre, de belles jeunes filles qui portaient la traditionnelle robe kabyle ont entonné d’une voix céleste des chants patriotiques. Un groupe de filles a également interprété quelques chansons révolutionnaires sous les youyous et les applaudissements de l’assistance. Ensuite, place aux remerciements et à la remise des cadeaux aux participants. Plus de quarante invités entre moudjahidine, fils et veuves de chahid, familles, journalistes et amis ont été honorés par l’association. Enfin, un délicieux couscous auxquels étaient conviés les participants a marqué la fin de la cérémonie. Tous les participants se sont accordés à dire que cette journée a été une grande réussite. Ils ont tenu à féliciter les organisateurs pour cette réalisation unique en son genre. Gloire éternelle à nos vaillants chouhada.

Des témoignages émouvants

Evoquer le 19 mars prête toujours à discussions, en ce sens que les langues des anciens se délient spontanément. Ils n’ont pas besoin d’être interrogés pour raconter leur vécu durant la guerre de libération. Ils racontent pêle-mêle, l’événement historique du 19 mars, ou encore les hauts faits d’armes des 17 martyrs du village qui ont sacrifié leur vie pour l’Algérie. On évoque tour à tour tous ces anciens combattants dont la communauté ne cesse de vanter les mérites. C’est finalement, de cette façon que les plus jeunes découvrent l’histoire de l’Algérie qui devient de plus en plus attractive. A ce sujet, le moudjahid Maouche Larbi, un ancien membre de la fédération de France du FLN, évoquera : « Notre village, qui ne comptait pas plus d’une cinquantaine d’âmes pendant la révolution, a pu quand même sacrifier pour la patrie 17 de ses meilleurs et courageux fils. Il n’y a pas une famille qui ne compte pas deux ou trois chahid. Ceci, au moment où tous les villageois, hommes et femmes, contribuaient par le renseignement, l’approvisionnement en nourriture, la surveillance des mouvements de l’ennemi… Même les immigrés apportaient leur apport financier. Ce qui nous a valu une répression féroce de la part des forces coloniales, bombardements, incendies des maisons, tortures, emprisonnements…». Le même témoin précisera que toutes ces exactions n’ont pas altéré le courage et la détermination des valeureux moudjahidines pour infliger des pertes considérables à l’armée française lors d’innombrables batailles. En outre, les présents ont eu droit à des témoignages émouvants sur leurs hauts faits d’armes et sur ceux de tous les villageois en général, cependant le témoignage le plus émouvant reste celui de la veuve Maouche Halima, surnommée Imma Kouka. Elle a perdu un mari, juste à quelques jours, avant cessez-le-feu, mais également trois de ses frères qui ont rejoint le maquis le même jour, et qui sont tombés au champ d’honneur, le même jour aussi. « Ce jour-là, mon époux s’est réveillé très tôt, et après avoir accompli sa prière, je lui ai proposé alors de lui faire du café, il m’a dit non, je le prendrais, peut-être, au village, si dieu me prête vie. Avant de sortir, il a pris deux bonbons, et il les a donnés à notre fils, qui s’est réveillé tôt aussi. Ainsi, il est sorti, et à peine quelques instants, j’ai entendu des coups de feu. Je ne sais pas pourquoi, mais, tout de suite j’ai compris que c’était lui qu’on venait de tuer. J’ai réveillé mes enfants, et je leur ai dit que votre père vient de décéder », nous dira d’un air empreint de tristesse et d’émotion.

« C’est une deuxième indépendance pour moi »

Et d’ajouter : « Il y a de cela deux ou trois mois, j’ai fait un rêve bizarre. J’ai vu mon époux, que dieu ait son âme, à l’endroit même où il a été assassiné. Il avait un bâton à la main, et il avait l’air d’écrire quelque chose avec. Il s’est retourné vers moi, et m’a dit : dis-leur que cette petite parcelle de terre, vous ne pourrez ni la cultiver ni la vendre. Elle restera pour l’histoire. Je lui ai alors dit, crois-tu que juste parce que tu l’as dit, ils vont te croire ? Alors, il me l’a répété deux fois encore, après je me suis réveillée bouleversée.  Je n’avais pas compris alors, jusqu’à ce qu’on vienne me parler de cet hommage qu’ils voulaient rendre à nos martyrs. A vrai dire, je n’ai jamais cru voir ce jour. Pour moi c’est une deuxième indépendance. On n’a pas le droit de ne pas rendre hommage à tous ces chouhada. Vous voyez ? Moi par exemple, j’ai perdu, mon époux et trois de mes frères, c’est terrible », raconte-t-elle, les larmes aux yeux. Comme elle, beaucoup de femmes de village ont perdu au moins un membre de leur famille. C’est le cas d’ailleurs de Nana Fatima, veuve du chahid, Amar Maouchi. « Mon mari vivait en France, il est rentré pour rejoindre les rangs de l’ALN, dès le début de la guerre. Il a été arrêté et a passé trois ans en prison. À sa sortie, on a voulu l’affecter en France, mais il a refusé. Il voulait revenir dans son village. Il a continué à militer ici. Il a été arrêté une seconde fois, il a passé 12 jours, dont trois au cachot dans l’obscurité totale, sans manger ni boire, puis a été relâché. Il a rejoint ses camarades maquisards du côté de Djebira, et c’est là qu’il est tombé au champ d’honneur. Tout le monde dans le village était au courant qu’il était mort, sauf moi. C’est bien après que j’ai appris sa mort », témoigne-t-elle avec amertume. Pour sa part, le fils du chahid Allaoua Maouche, en l’occurrence El Hachemi, et malgré son jeune âge, à peine 12 ans lors de la mort de son père, se souvient toujours de ces horribles images qui le hantent. « Je suis monté avec mes frères et sœur pour vérifier si c’était vraiment mon père, qu’on venait d’abattre, mais ils ne nous ont pas laissé le voir. Nous étions trop jeunes, mes oncles ne voulaient pas que nous soyons choqué, car son corps gisait dans une mare de sang. J’avais à peine 12 ans », témoigne-t-il.

« Je n’arrive pas à retrouver le corps de mon père »

Dans le même ordre d’idées, Abdelatif, fils du chahid Mohand Ameziane Maouchi, raconte : « J’en suis déjà un, qui n’arrive pas à retrouver le corps de mon père tombé à la grotte Azrou Iflan, sur les hauteurs d’Aït Ourtilane. C’est juste en ce moment que je suis en train de faire des recherches, pour retrouver au moins ses ossements, pour faire mon deuil », relate-t-il. Dans le même sillage, notre interlocuteur affirme que pour le village d’Aït Oumaouche, le combat ne date pas de 1954. « Depuis le départ, nos martyrs étaient inculqués par les idées de Cheikh El Hedad. Une bataille a eu lieu en haut entre les forces coloniales et des insurgés en 1871, il y a eu deux qui ont été abattus. Le crane de l’un d’eux se trouve au musée de l’homme à Paris, et depuis le combat n’a jamais cessé », affirme-t-il. Le village d’Aït Oumaouche a été une véritable base arrière pour les moudjahidine de toute la région. « Les opérations commençaient ici, dès le début de la guerre, il y a eu une grande bataille, juste au niveau de la colline d’en face. La première cellule de l’ALN a été installée pas loin d’ici, du côté d’Azrou N’Bechar. En plus des gens qui ont rejoint le maquis, notre village a été toujours l’endroit où les moudjahidine venaient se réunir, se réfugier et se ravitailler », se souvient le moudjahid Maouchi El Hocine. « Si nous n’organisons pas de tels évènements, la mémoire collective du village va finir par disparaître. Alors il est grand temps de la préserver. Cette stèle réalisée en collaboration avec l’APC est notre première action dans ce sens. La prochaine étape, nous allons la consacrer à l’écriture de l’histoire du village », s’exclame Maouche Arezki. Dans le même ordre d’idées, notre interlocuteur évoque l’histoire héroïque de ce village révolutionnaire. « Le village d’Aït Oumaouche est pétri d’une tradition de résistance depuis la nuit des temps. Les martyrs de 1871 et les cimetières de chouhada en sont une parfaite illustration. Vint la guerre de Libération ; Aït Oumaouche était au rendez-vous en fournissant un contingent de moudjahidine et de moussabiline et un soutien logistique important. Ceci sans omettre l’apport de nos concitoyens émigrés de la Fédération de France en moyens humains et matériels ». Plusieurs autres facettes de la guerre de Libération et des faits historiques ont été évoqués également par ceux qui ont contribué à l’indépendance de l’Algérie. « C’est un honneur pour nous, comme anciens maquisards, d’être honorés par des jeunes du village. Nos jeunes sont conscients des sacrifices que nous avons consentis pour qu’ils soient libres aujourd’hui. Nous aussi nous sommes fiers de nos enfants », nous dit avec fierté et émotion un vieux du village ayant connu les affres de la guerre.

Aït Oumaouche, village des révolutionnaires et sanctuaire des Moudjahidine

Aït Oumaouche. Tribu implantée au village éponyme, au sommet de la colline surplombant l’Oued Amizour sur sa rive droite. Le village fait face à la ville d’Amizour sur l’autre rive. Aït Oumaouche fait partie du Arch des Aït Tamzalt dont le territoire est Azrou N’Béchar, territoire déclaré zone interdite durant la guerre de libération (54/62) et dont les douars furent évacués sous les bombardements de l’armée coloniale. Le village des Aït Oumaouche, de mémoire d’homme et aussi loin que l’on peut remonter dans l’Histoire connue, a marqué de son empreinte toutes les phases de résistance, de luttes et de combats, tant armés que politiques. Dès 1871, le village a rejoint les rangs des insurgés sous la bannière d’El Mokrani, de Cheikh Aheddad, insurrection connue dans la région sous le nom de guerre de Cheikh Aziez, fils de cheikh Aheddad. En plus des mesures coercitives et de sanctions collectives engagées par le colonialisme (telles les mesures de séquestre), la tribu a perdu deux combattants exécutés, bien entendu sans jugement aucun. Décapités, leurs têtes furent ramenées au village sur des piques. Il s’agit de Maouche Arezki Oubournane et Maouche Larbi Oumhand. La tribu, malgré les vicissitudes, les intimidations continues, la misère qui s’est abattue sur elle, reprit le terrain des combats, cette fois-ci, politiques dès la naissance des premiers mouvements nationalistes. Nombreux sont ceux, qui, à la faveur des contacts en métropole comme émigrés à l’instar de milliers de compatriotes, adhérèrent et rejoignirent le PPA, puis le MTLD, d’abord en France, puis en Algérie où ils militèrent ardemment. 

Une stèle érigée par devoir de mémoire

Ainsi, le village d’Aït Oumaouche a joué le rôle de plaque tournante dans la logistique des maquis, de lieu de passage, sécurisé. Dix-sept de ses enfants sont tombés au champ d’honneur, dont le plus jeune n’avait que 16 ans et un autre, Maouche Allaoua, abattu par l’armée française à quelques jours du cessez-le-feu, le 9 mars 1962. Quatre sont rentrés vivants après l’indépendance acquise. La tribu des Aït Oumaouche, riche de ses engagements, très respectée à nos jours s’enorgueillit de sa contribution active aux résistances, aux luttes et aux combats du peuple algérien qui l’ont mené à l’indépendance qui en est le fruit. « Aujourd’hui, nous commémorons la journée de la victoire en général. Mais cette journée revêt un aspect particulier, qui est celui de faire notre devoir de mémoire à la tribu des Aït Oumaouche. La particularité de cette tribu réside dans son engagement et sa participation à tous les combats, à toutes les luttes de résistance à l’occupation française. Ainsi, la stèle que nous avons inaugurée ce 19 mars 2017 à l’occasion de la célébration de la fête de la victoire, est érigée par devoir de mémoire, en hommage aux martyrs tombés au champ d’honneur durant la Révolution armée, et même avant», a tenu à nous rappeler Maouche Arezki. Et d’ajouter :« Pour la guerre de libération, l’engagement de la tribu des Aït Oumaouche ne s’arrête pas au seul Ahmed N’Abdellah. Nombreux sont ceux qui s’engagèrent dans les rangs de l’ALN, nonobstant les moussebelines.  Dix-sept de ses enfants sont tombés au champ d’honneur, sur le territoire, les armes à la main. Le plus jeune d’entre eux n’avait que seize ans. Le dernier martyr (Si Allaoua, que Dieu ait son âme) fut tué à une dizaine de jours du cessez-le-feu. Quatre sont rentrés vivants dans leurs foyers après la fin de la guerre », a-t-il affirmé. Ce 19 mars synonyme de la fête la Victoire restera donc gravé à jamais dans la mémoire des habitants de ce village révolutionnaire. Car, en dépit de leur manque d’expérience, l’organisation de cet événement a été vraisemblablement une grande réussite. Un message d’espoir pour les jeunes générations qui devront désormais se montrer à la hauteur des sacrifices de leurs aïeuls.
Yahia Maouchi

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