Sig et son patrimoine
Ces trésors qui racontent le passé

Par Hassina AMROUNI
Publié le 28 juin 2017
La ville de Sig et ses environs sont riches d’un patrimoine architectural et archéologique, hérité d’un passé lointain.
Mosquée Cheikh Larbi Tebessi
Intérieur de la Mosquée
Les pleines de Sig

Même si certains sites n’ont pas échappé à l’érosion du temps ou à la négligence de l’homme, ce legs patrimonial reste encore visible pour raconter l’Histoire de la région. 

Des bâtisses plus que centenaires

Pour le visiteur de passage dans la ville de Sig, il est des sites qui attirent irrémédiablement l’attention, c’est le cas, notamment, de l’ancien Hôtel de ville, aujourd’hui, siège de l’APC de Sig, imposante bâtisse, avec une architecture typique du début du XXe siècle. Conçue par l’ingénieur A. de Maupassant, ce très bel édifice a été inauguré en 1898. Doté d’une jolie façade sculptée et d’un perron en pierre de taille, on accède au second étage en empruntant un escalier en marbre blanc.
Autre héritage historique de la ville : le marché couvert. Achevé en 1888, l’édifice de forme rectangulaire est doté de murs reliés au toit par de hautes persiennes dont l’ouverture permet d’assurer le renouvellement de l’air. La bâtisse qui a conservé son charme originel a aussi gardé la même fonction, puisque les habitants de la région continuent à y faire leur marché quotidien.
L’école « Mira », située, dans ce qu’on appelait à l’époque coloniale, le village nègre, a commencé à accueillir des petits garçons musulmans dès 1912. Aujourd’hui, rebaptisée école  « Merad Djelloul », elle reste encore ouverte aux écoliers de la localité.

Des quartiers au cachet anciens

Certains quartiers qui ont gardé leur cachet ancien restent eux aussi chargés d’une histoire plus que centenaire. « Haï Derb », fait partie de ces lieux typiques où l’on imagine encore, en y déambulant, le quotidien de ses habitants de l’époque. Ce vieux quartier était jadis habité par des juifs qui exerçaient toutes sortes de métiers (boulangerie, couture, artisanat…). Aujourd’hui, les couturiers de la ville, y ont pignon sur rue, occupant pour la plupart d’anciennes petites boutiques, mais dont la décoration a été remise au goût du jour. De l’autre côté de la ville, à « Hai Mdina Jdida », on retrouve le quartier des artisans par excellence. 

Mosquée « Cheikh Larbi Tebessi »

Portant le nom de son fondateur, la mosquée « Cheikh Larbi Tebessi », que les habitants du quartier appellent « Medersa » est un édifice jouissant d’un grand intérêt auprès de la population. Datant du début du XXe siècle, l’édifice religieux a fait l’objet de nombreuses opérations de restauration d’où son bon état actuel. Il faut noter que cheikh Larbi Tebessi, membre de l’Association des oulémas musulmans, y a enseigné à son retour du Caire et cette médersa a joué durant la période coloniale un rôle important d’éducation et d’éveil de consciences.
La ville de Sig est également connue pour ses mausolées. Ses habitants vouent respect et déférence à Sidi Lakhdar, Sidi Blel et Sidi Abdelkader, érudits de la région.
Si le centre-ville de Sig a gardé son cachet ancien, ce qui lui confère cet attrait auprès du visiteur, il faut savoir qu’en sortant de la ville, d’autres lieux méritent le détour, c’est le cas, notamment de Djebel Djira, Koudiat El Medjadine, Koudiat El Beyet, lieux de villégiature ou encore de la forêt Moulay Smaïl, lieu chargé d’Histoire, puisque l’Emir Abdelkader y a affronté l’armée coloniale en juin 1835, lors de la fameuse bataille d’El Magtaâ, lui faisant subir un sérieux revers.
 
Hassina Amrouni

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