Portrait de Mohamed Cherif Ould El Hocine

Par Hassina AMROUNI
Publié le 28 juin 2017
Originaire de Aïn El Hammam, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, la famille Ould El Hocine s’installe à Hadjout (ex-Marengo), où le petit Mohamed Cherif voit le jour le 11 août 1933.

Il y effectue ses études primaires mais dès l’obtention de son certificat d’études, il quitte les bancs de l’école pour aider son père au café familial.
Prenant très tôt conscience de l’injustice du système colonial et du régime inique imposé à la population autochtone, le jeune Mohamed Cherif sent une révolte sourde grandir au fond de lui. Deux ans après le déclenchement de la guerre de libération nationale et du haut de ses 22 ans, il décide de rallier les rangs de l’Armée de libération nationale, dans la Wilaya IV. Engagé d’abord comme moussebel puis comme fidaï, Mohamed Cherif Ould El Hocine rejoint ensuite le commando Si Zoubir (Zone II) et ce, au lendemain de l’attentat du 13 janvier 1957 dans la ville de Hadjout. Il fait ensuite partie de la valeureuse Katiba El Hamdania (Zone II, région 3), célèbre pour les opérations à succès engagées contre les intérêts coloniaux. Gravissant un à un les échelons de l’organisation, il est d’abord désigné membre du conseil sectoriel de Cherchell (Commissaire politique), puis responsable des renseignements et liaisons, avant d’être nommé chef de secteur politico-militaire dans l’Ouarsenis (Zone III) et enfin membre du Conseil régional de Théniet El Had (Zone 3).
 Malheureusement, une grave blessure survenue en 1958, durant la bataille de Douar Siouf (Taza -Trolard), va l’éloigner du maquis et de ses frères de combat. Evacué vers le Maroc pour y être soigné, il est envoyé, après une période de convalescence, à Budapest (Hongrie) pour un stage professionnel (1960), à l’issue duquel il rejoint le siège du GPRA, à Tunis en mai 1961. En septembre de la même année, il fait partie de la délégation envoyée par l’UGTA à Genève pour y suivre un séminaire syndical organisé par la CISI, suite à quoi il crée l’association des réfugiés algériens en Suisse.
Lors de la proclamation du cessez-le-feu, le 19 mars 1962, Mohamed Cherif Ould El Hocine se trouve à Alger lorsque l’OAS y sème mort et désolation.
Au lendemain de l’indépendance, il devient cadre supérieur de la Nation. Après son départ en retraite, il écrit un ouvrage dans lequel il apporte un témoignage vivant sur les actions militaires menées par le Commando Si Zoubir et la Katiba El Hamdania, deux unités d’élite de l’ALN entre 1956 et 1959.
Hassina Amrouni
Source :
http://mohamedcherifouldelhocine.e-monsite.com/

FIGURES HISTORIQUES

Une Algérienne au cœur de la guerre d’Algérie

Portrait de la moudjahida Eliette Loup

MEMOIRE

Hommage à une Grande Dame

Décès de la moudjahida Izza Bouzekri

UNE VILLE, UNE HISTOIRE