ALGER DES LUMIÈRES PASSERELLE MÉDITERRANÉENNE

Par La Rédaction
Publié le 05 Jan 2020

Alger la blanche, foyer combien de fois millénaires de civilisations méditerranéennes vous souhaite la bienvenue. Cité par excellence comme celles des deux rives a donné naissance à la fois à l’art et la science dont vous êtes les dignes représentants de l’éthique, de l’esthétique, d’un humanisme longtemps favorisant le dialogue des cultures et des religions.
La Méditerranée a vu naître de grands savants qui ont révolutionné le monde à travers les échanges d’un passé et d’un présent qui continue à se projeter dans l’universalisme. Vous êtes les messagers de cette diversité qui renforce les liens de solidarité dans une communion scientifique au service du bien-être des peuples.
Loin des conflits et des guerres vous apportez par votre savoir ce baume psychologique qui répand cette allégresse qu’attend de vous le patient. Vous soulagez ses peines et ses douleurs par votre savoir-faire surtout lorsque le cerveau est au cœur de la gouvernance interne du corps humain.
Vous construisez ses solidarités entre arabo-berbère d’un côté et gréco-latine de l’autre qui favorisent la redécouverte d’héritages communs de grandes figures intellectuelles dans cette Méditerranée. Dans cette économie dite de la connaissance, les liens entre Cités et Civilisations doivent retrouver le chemin de l’espérance. Vous réalisez un partenariat par excellence au seul service de la santé publique.
Vous êtes en train de créer des réseaux en plus des programmes institutionnels pour donner une plus grande visibilité à la Méditerranée créatrice. De nos villes du Maghreb à celles de la rive Nord méditerranéenne, vous améliorez les connaissances réciproques. C’est ce rapprochement des élites entre Orient et Occident qui renoue une certaine filiation généalogique de notre appartenance à la Méditerranée.
Alger a le mythe d’une ville méditerranéenne. Comme toutes les médinas, elle recèle un capital symbolique qui lui confère un pouvoir d’attraction, un style de vie, un atout identitaire d’ouverture avec son caractère cosmopolite.
C’est ce pont entre les deux rives de la Méditerranée qui rend possible une complicité de dialogue des cultures et des civilisations. Alger des Beni Mezghenna comme toutes nos villes riveraines de la Méditerranée ont un passé historique. Les géographes de l’Antiquité rapportent qu’elle fut fondée par vingt compagnons d’Hercule qui l’appelèrent en souvenir de son origine Icosium (Eicos = vingt en grec). Les Phéniciens puis les Romains ont en fait un comptoir identique aux établissements puniques d’Afrique du Nord.
Et c’est Bologhin qui l’a fondée au Xe siècle sur l’emplacement d’Icosium. Alger présente une infinie diversité. Elle est comme une écume de torrent, une écume d’une blancheur où la vieille ville s’est enserrée de toutes parts par des immeubles modernes. Ses rues offrent au promeneur toute une rétrospective de modes architecturaux.
De la Casbah au style mauresque et turc, succède celui orné de sculptures du néo-mauresque telle la grande poste ou la façade de la wilaya. Splendide est la vue que l’on découvre de tous les points de cette belle ville où tout est panoramique. Il ne s’agit pas seulement de découvrir une ville, de se borner à ses traces extérieures, quitte à insister sur ses propres états d’âme.
Une ville s’explique et se comprend comme un être humain. Comme lui, elle naît, elle se développe et se transforme. Elle fait partie d’un passé lointain mais aussi d’un fond de légendes, de croyances, de rites et de traditions. Dzaïr était une terre d’immigration venant d’Andalousie et d’Europe.
Durant des siècles c’est la mer qui fera son histoire, sa fortune et sa puissance. Alger « Dzaïr » est des plus belles villes par sa baie. Sidi Abderahmane Ethaalibi, son saint-patron disait à tout conquérant : « Si vous voulez que votre puissance soit inébranlable, laissez la mer aux gens du pays ».
Elle a résisté à toutes les tentatives d’agression parce que c’est une terre de la foi, de tolérance et d’échanges. La bataille d’Alger constitue un des moments historiques de sa gloire. C’est Alger
« al Mahroussa », la valeureuse qui vous accueille aujourd’hui à l’occasion de l’ouverture des travaux de la société méditerranéenne de neurochirurgie sur les hauteurs où il fait bon vivre à la senteur de jasmin et de misk el Leïl.
Sa baie comparable à celle de Naples ou de Rio laisse voir du front de mer le musée de Bardo, véritable richesse archéologique de sa préhistoire. Alger c’est aussi sa diversité musicale, culturelle et linguistique. Les saveurs de ses plats préparés avec un tel raffinement culinaire et gastronomique lui donnent un air de sa citadinité millénaire. C’est parce que la Méditerranée est une zone de culture vivante qu’on peut associer avec conviction la mer à la vie.
Enfin je conclue avec ce poème relevé du - Forum - Livre d’or du net :

« Sur la colline éternelle,
Une cité à la blancheur d’émail S’empare de la beauté orientale
Et la splendeur de l’occident ;

Le soleil ne quitte jamais son ciel
Et les vagues torrides se cassent
Sur les rochers de sa baie ;
Les vents caressent en douceur ses plaines
Et la pluie ne fait jamais de bruit !

Les muses toutes réunies,
Chantent en choeurs les mélodies D’une histoire, de l’amour et de l’antiquité ;
Elle chantent la beauté et la blancheur d’Alger.

Mon amour pour Alger et sa Casbah
Dépasse celui des païens à leur maman
Même Venus n’y connaît pas
Car c’est un amour d’aujourd’hui et d’autrefois !

Avec ses bâtisses en blanc diamanté
Et ses ruelles magiquement façonnées,
Dans un gris clair, tréssaillées
Par des pavés en gerçures comme
Se dessinent sur le visage les grains de beauté ! »

Dr. Boudjemaa Haichour
             

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