Rachid Mimouni, une voix du peuple

Par Hassina AMROUNI
Publié le 26 fév 2018
Grand écrivain algérien, parti à l’aube de ses 50 ans, Rachid Mimouni aura laissé derrière lui une œuvre foisonnante qui témoigne d’un vécu algérien, sans artifices, ni fioritures.
Originaire d’une famille modeste, Rachid Mimouni est né le 20 novembre 1945 à Boudouaou. Effectuant ses études primaires dans son village, il poursuit ensuite son cursus dans la ville de Rouiba. En dépit de gros soucis de santé (douleurs aux articulations), il parvient à faire de brillantes études. Après avoir brillamment décroché son baccalauréat, il s'inscrit à Alger en licence de sciences économiques. Diplômé en 1968, il est assistant de recherche à l'Institut national pour la productivité et le développement industriel. Il obtient, ensuite, une bourse pour une post-graduation et part pendant une année poursuivre ses études à l'Ecole des hautes études commerciales de Montréal au Canada. Un an plus tard, il est de retour et commence à enseigner dès 1976. A partir de 1990, il enseigne également à l'Ecole supérieure du commerce. Membre du Conseil national de la culture, Mimouni est président de la fondation Kateb-Yacine. Il occupe, par ailleurs, le poste de vice-président d'Amnesty International. Très remarqué, il est invité à animer des rencontres et contribue par ses écrits de haute facture à faire connaître ses idées d'avant-garde. Mimouni publie sa première nouvelle dans les colonnes du Monde diplomatique. Lui, esprit si cartésien, se trouve ainsi happé par l'imaginaire. Sa carrière littéraire débute vraiment dans les années 1970. Son premier roman intitulé Le Printemps n'en sera que plus beau, édité par la SNED, en 1978, s'avère être un vrai chant d'espoir. Quatre années plus tard, Le Fleuve détourné, son roman phare, paraît chez Laffont, suivi de Tombéza et L'Honneur de la tribu. Ce dernier fera, par la suite, l'objet d'une adaptation cinématographique par le réalisateur Mahmoud Zemmouri. En 1990, sort La Ceinture de l'ogresse (prix franco-arabe), suivi, un an plus tard, de Une peine à vivre (prix de l'Académie française). A cette époque, l'Algérie traverse une situation sécuritaire délétère. Marqué par toute cette horreur conjuguée au quotidien, il écrit en 1992, De la barbarie en général, de l'intégrisme en particulier. Une œuvre qui se veut un véritable réquisitoire contre l'intégrisme islamiste et un examen de conscience. Exilé au Maroc en 1993, il publie chez Stock La Malédiction, dédié à son ami Tahar Djaout. Il obtient avec cette ultime œuvre le prix du Levant et le prix de la Liberté littéraire. Le 12 février 1995, Rachid Mimouni succombe à une cirrhose du foie, dans un hôpital parisien. C’est à titre posthume que son recueil de nouvelles Chroniques de Tanger sera publié. Hassina Amrouni
GUERRE DE LIBERATION

Repère et Symbole

Le 1er novembre 1954

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GRANDES DATES
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Syphax et la rencontre de Siga

Ain Temouchent (206) AV J.C