L’HISTOIRE DE LA TRAGEDIE NUCLEAIRE COLONIALE EN ALGERIE
58e Anniversaire des essais nucléaires coloniaux

Par La Rédaction
Publié le 02 avr 2018
Le puits utilisé pour les explosions nucléaires souterraines
Déclenchement de la bombe atomique à Reggane
Le plan Reggane
Mannequins utilisés lors des essais nucléaires

Il y a 58 ans, le 13 février 1960, le colonialisme français a opéré ces premiers essais atomiques dans le Sud algérien faisant plus de quarante-deux mille victimes et des milliers d’autres irradiées par 57 essais nucléaires effectués à In Ekker, Reggane.
 C’est le général de Gaulle qui a ordonné dès la fin de 1945 la préparation de la France à rentrer dans la cour des grands en possédant l’arme de dissuasion nucléaire. Dès 1957, il réunira un comité scientifique composé de Frédérik Joli Curie, Bertrand Goldschmit, Yves Rocard etc, sous l’autorité militaire du général Pierre Mari Gallois, père de la bombe A, et le Général Guillaumat, chargé du projet « Gerboise Bleue ».
 Perchée sur une tour métallique de 100 mètres d’une puissance de 70 KT, soit quatre fois la bombe déversée sur Hiroshima qui a irradié sur une longueur de 100 km/200km, « Gerboise bleue » a explosé le 13 février 1960 à 7 h 04 à Tanezrouft. Il y eut ensuite « Gerboise rouge », le 27 décembre 1960, « Gerboise blanche », le 1er avril 1960 et « Gerboise verte » le 25 avril 1961, « Rubis » inférieure à 100 KT, le 20 décembre 1963 et « Saphir » supérieure à 150KT en février 1965. Les retombées radioactives de ces essais nucléaires ont envahi plusieurs pays en Afrique et au sud de l’Europe sans compter toutes nos régions du Sud algérien. Dès lors, l’Algérie fait partie des 21 pays concernés par les conséquences de ces essais nucléaires.
Malgré les efforts consentis par l’Etat algérien dans la surveillance des sites d’essais, il reste cependant qu’il appartient à la France d’aider l’Algérie et d’engager les technologies de pointe pour parer à d’éventuelles catastrophes environnementales.
Le bilan des essais nucléaires français en Algérie est lourd au plan humain, sanitaire et environnemental, au nombre de 57 essais nucléaires (quatre aériens, treize souterrains, quarante complémentaires) dont la puissance totale est 600/KT de TNT, soit quarante fois la bombe d’Hiroshima. Le déversement et la dispersion du plutonium on causé des morts et des blessés à vie infectant des milliers d’hectares.
Les radiations de milliers d’Algériens on provoqué des formes diverses de cancer sans compter les 150 cobayes attachés à des piquets au moment de l’explosion atomique. La responsabilité morale et juridique de la France coloniale est pleine et entière au regard de la Conférence annuelle de l’AIEA en date du 22 septembre 1995 qui demande aux Etats concernés « d’assumer toutes leurs responsabilités pour que les sites où ils avaient effectué leurs essais nucléaires soient scrupuleusement surveillés et que des mesures appropriées soient prises pour qu’il n’y ait pas d’effets néfastes sur la santé, la sécurité et l’environnement».
 Même si la promulgation de la Loi Morin du 5 janvier 2010
(voir JO de la République française du 6 janvier 2010), l’Algérie et l’Opinion nationale et internationale demandent que les archives sur ces essais nucléaires soient remises aux pays victimes.
 Un appel à la Communauté internationale a été lancé pour organiser une Conférence mondiale pour la prise en charge de cet épineux dossier des essais nucléaires à travers le monde et la création d’un Fonds international d’indemnisation en attendant les résultats de la grande commission algéro-française sur ce plan.
Notre pays doit dès à présent initier une réflexion dont la finalité est de proposer un protocole additionnel au traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) tout en continuant à plaider auprès des Français de la nécessité d’aider à la réhabilitation des sites, du suivi épidémiologique des populations infectés par ces essais et exiger réparation du préjudice sanitaire et environnemental.
                                               
Dr Boudjemâa HAICHOUR
Chercheur Universitaire  
 Bibliographie
1- Les essais nucluaire francais en algérie etude recherche et témoignages. publié par CNERMNR.
2- 2eme colloque international sur les conséquences des essais nucléaires dans le monde « cas du Sahara algérien »Alger 22/23 fév. 2010  ministère des moudjahidines et CNERMNR
3- الهيئة العربية للطاقة الذرية تقييم عملية دفن النفايات المشعة في المحيط
الذرة والتنمية العدد 12 المجلة5 فيفري 1993

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