De RABAH BITAT à HASSAN KHATIB
La valeureuse wilaya IV en mouvement

Par La Rédaction
Publié le 10 avr 2017
Après l’esquisse d’une contribution sur la Wilaya IV, que j’ai jugée décent de remettre au frère Si Hassan Khatib un des responsables, principal acteur et témoin de cette période de la Révolution, pour relire mon texte et pouvoir apporter d’autres éléments d’analyse nécessaire, susceptibles de renforcer l’écriture de l’histoire quant aux événements ayant marqué le territoire de la Wilaya IV, ma rencontre au siège de la fondation m’a permis d’écouter aussi attentivement ses propos qui, dans leur majeure partie, rejoignent l’approche historique de mon document. Dans l’histoire des Nations, l’histoire s’écrit dans l’esprit et le contexte du moment. Dans la dynamique des évolutions apparaissent selon les vues des uns et des autres des vérités et des contre-vérités qui façonneront le récit national. Les révolutions de la grandeur de celle de l’Algérie ne sont pas épargnées dans le déroulé des événements d’attitudes propres à l’humain dans son comportement au regard des aléas et des contraintes. Il y a les témoignages et le vécu des acteurs qui relatent les faits même si ces derniers sont têtus. Alors se présente à l’historien la responsabilité d’écrire l’histoire loin des a-prioris et des jugements liés à des contingences idéologiques ou d’intérêt.
Le colonel Youcef Khatib avec le Dr Boudjemaâ Haichour
© memoria. photo par Nacef Ghazi
Le commandant Si Lakhdar, de son vrai nom, Rabah Mokrani
Rabah Bitat-Youcef Khatib
Amar Ouamrane
Salah Zaâmoum
Djilali Bounaâma
Dr Youcef Khatib

La révolution du 1er novembre est humaniste

Vouloir se placer sur le terrain d’une histoire contemporaine écrite en dépoussiérant les archives et en sauvegardant dans l’intégrité des propos recueillis, nécessite à la fois de l’objectivité sans parti pris et de la réhabilitation d’une histoire expurgée des phénomènes pouvant nuire à réalisation de notre projet historique.
 La Révolution du 1er Novembre 1954 dans toutes ses dimensions humaines, structurelles, politiques nous renvoie à cette longue résistance de notre peuple contre les formes diversifiées de l’oppression coloniale. Elle est et restera un modèle d’une révolution humaniste d’une cause juste que les Algériens ont offerte au monde.
 C’est pourquoi je voudrais, comme je l’ai fait à maintes circonstances, apporter des éclairages que je pense être en mesure de livrer au lecteur surtout lorsqu’il s’agit de remettre les faits tels que narrés par ceux là mêmes qui dans les rudes époques ont sacrifié leur jeunesse pour que vive l’Algérie libre et indépendante.
 Aujourd’hui, je veux parler du combat mené par nos valeureux moudjahidine dans cette région de l’Algérois inscrite dans notre registre matriciel de Wilaya IV Historique.

La wilaya IV historique au cœur de l’Algérie

La réunion des 22 a mis sur pied une carte de l’Algérie combattante structurée en six zones. C’est donc le centre du grand Alger de l’époque qui a été appelé zone 4 qui deviendra après le Congrès de la Soummam la Wilaya IV. Ses limites sont au Nord depuis la côte Zemmouri El Bahri jusqu’à Ténès à l’ouest. Elle sera limitée à l’est par la zone 3 (Kabylie) séparée d’elle par la route nationale Alger-Bouira. A l’ouest, elle sera délimitée par la zone 5 séparée d’elle par la route départementale Ténès-Chlef et l’Oued Raméka. Enfin au Sud séparée par la rocade Nord jusqu’à Tissemsilt et Mahdia.
Cette zone 4 sera divisée en 3 régions :
La région 1 à l’Est d’Alger c’est la Mitidja Est avec une partie montagneuse (Zbarbar, Bouzegza, monts de Tablat et Palestro dont les principales villes sont Boudouaou, Bougarz, L’Arbaa, Tablat, Palestro, Harrach, Rouiba et Thénia).
La région 2 comprenait le Sahel dénudé (Mitidja) et une partie montagneuse tels les monts de Chenoua, Tamezguida, Chréa et le maquis du Titteri. Ses principales villes sont Tipasa, Hadjout, Cherchell, El Afroun, Mouzaia, Boufarik, Blida, Médéa, Ksar Boukhari.
La région 3 comprenait la vallée du Chelif et le massif montagneux tels le Zaccar, Dahra, l’Ouarsenis et les monts Amrouna, Théniet el Had et Doui. Ses principales villes sont El Asna, Ténès, Khémis, Milana, Aïn Defla, Théniet el Had, Tissemsilt.
Des modifications structurelles ont été portées dans les années 1958, 1959 (Sour el Ghozlane, Bir Ghbalou, Sidi Aïssa, Aïn Bessam, Aïn Boucif après la création de la Wilaya VI) et 1960 avec l’accord du GPRA la zone 6 créée en cette date englobait le grand Alger et une partie de la Mitidja avec comme villes : Boufarik, Douera, Staoueli, Shaoula, Chéraga, Birkhadem, Birtouta, Baba Ali.

Le vivier des élites universitaires

La Wilaya IV de par sa centralité géographique et le chef-lieu des forces politiques et militaires va être prise en étau par son éloignement pour être ravitaillée en armement venant des frontières Est et Ouest. Elle est soumise à un contrôle et à une surveillance accrue des forces coloniales. Elle bénéficiera d’un avantage dans le recrutement de jeunes lycéens et universitaires qui vont jouer un rôle significatif dans l’encadrement de la Révolution.
Cette Wilaya positionnée stratégiquement au centre du pays va être à la fois un trait d’union avec les autres Wilayas historiques mais également va jouer un rôle tampon pour apaiser certaines humeurs entre les différents dirigeants et cadres de l’ALN. Nous allons décortiquer certaines situations qui, au regard de l’écriture de l’histoire, mériteraient qu’on y revienne. Successivement la Wilaya IV fut dirigée par Rabah Bitat, Ouamrane, Dhiles Slimane, M’hamed Bougara, Salah Zaamoum, Bounaama Mohamed et Hassan Khatib.

La Wilaya IV de Rabah Bitat au Dr Si Hassan Khatib

Rabah Bitat, né le 19 décembre 1925 à Aïn Kerma à 50 km de Constantine, s’est vu confier le commandement de la Wilaya IV territoire insurrectionnel qu’il dirigera jusqu’à son arrestation, et qui au plus fort de son organisation après plusieurs années d’efforts, comprenait 26 katibas totalisant 3000 djounoud. Dès le début de la Révolution, Rabah Bitat (Si Mohamed de son nom de guerre) opère au sein de la Wilaya IV anciennement zone 4 et organise la guérilla urbaine à Alger et sa banlieue. Avec plusieurs adjoints d’un courage et d’une probité révolutionnaire comme Souidani Boudjemâa, il organise une série d’opérations militaires contre les forces coloniales françaises. Rabah Bitat ne dirige la Wilaya IV qu’un peu plus de quatre mois.
 Cinq mois après le début du déclenchement de la guerre de libération, il est arrêté le 16 mars 1955 au café Ben Nouhi rue de la Lyre dans le quartier de la Casbah, alors qu’il avait rendez-vous avec un contact et qu’il sortait d’une réunion avec Krim Belkacem et Abane Ramdane.
 Il fut torturé et écroué à la prison Barberousse puis à la prison centrale d’El Harrach. Il a même tenté de se donner la mort en avalant un comprimé de cyanure pour s’empêcher de parler pendant la torture. Il sera jugé le 16 avril 1956 par le tribunal militaire de l’armée coloniale qui le condamne aux travaux forcés à perpétuité.

Un patriote constantinois dans l’Algérois en lutte

Rabah Bitat fut militant du PPA/ MTLD, membre de l’OS et du CRUA. Membre du Groupe des « 22 » qui décidèrent l’insurrection armée et des « 6 » qui constituaient la première direction collégiale de la Révolution sous la bannière du FLN. Il sera désigné membre du CNRA le 20 août 1956 lors de la plateforme de la Soummam et membre du CCE en 1957 alors qu’il était en prison. Rabah Bitat sera transféré à la prison de Fresnes en janvier 1958.
 Durant son incarcération, il observa à huit reprises une grève de la faim, la dernière celle de Saint Malo en août 1958. Il réclama le statut de détenu politique qu’il n’obtiendra qu’à la création du GPRA présidé par Ferhat Abbas dont il devient ministre d’Etat. Parmi les fondateurs du FLN, il sera désigné en qualité de membre du Bureau politique au congrès de Tripoli. En mai 1961 il est transféré au château de la Tessadière à Turquant où avaient été transférés de l’île d’Aix les cinq autres grands dirigeants du FLN, à savoir Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf et Mostefa Lacheraf.
 Ces derniers il faut le rappeler ont été arrêtés le 22 octobre 1956 par les forces coloniales suite au détournement de l’avion marocain Air Atlas considéré comme une première dans les annales de la piraterie aérienne. C’est ce destin qui va encore les réunir plus tard au château d’Aulnoy dont ils prendront diverses positions politiques en tant que dirigeants de la Révolution sur le devenir de l’Algérie indépendante.
 Libéré le 20 mars 1962 au lendemain de la proclamation du cessez-le-feu, il rejoint son ami Mohamed Khider en acceptant d’être membre du BP constitué (illégal selon Si Hassan Khatib) en 1962 dont il sera chargé du Parti et des organisations de masse. Il sera vice-président du 1er Gouvernement du Président Ahmed Ben Bella. Il est à Paris au moment de la destitution du Président Ahmed Ben Bella le 19 juin 1965. Il fera une déclaration publique le 24 juin 1965 apportant son soutien au Président du Conseil de la Révolution Houari Boumediene. Il rentre à Alger où il sera nommé le 10 juillet 1965 ministre d’Etat dans son gouvernement. Il devient le 21 juillet 1970 ministre chargé des transports jusqu’à son élection à la Présidence de l’APN alors qu’il fut élu député dans la circonscription de Bouira le 8 mars 1977.

Rabah Bitat président de l’Etat algérien

A la mort du Président Boumediene, il assurera l’intérim durant 45 jours en tant que Président de l’Etat jusqu’à l’accession à la magistrature suprême du Président Chadli Bendjedid le 9 février 1979. Il démissionne de ses fonctions de Président de l’APN le 3 octobre 1990 et redevient simple député. Il s’effacera de la vie politique jusqu’à l’élection du Président Abdelaziz Bouteflika en 1999. Il sera chargé de le représenter dans des cérémonies qui répondant à sa personnalité historique. Il décédera le 11 avril 2000 et sera enterré au carré des martyrs à El Alia.

Amar Ouamrane un combattant novembriste

A la Wilaya IV après son arrestation en 1955 c’est Amar Ouamrane qui lui succède de 1955 à 1956. Le colonel Ouamrane (alias Boukerou) né en 1919 à Frikat en Kabylie et mort en 1992 à Alger fut parmi les premiers au lendemain du déclenchement de la Révolution. Il faut dire qu’il intégra les rangs de l’armée française où il suivit une formation militaire avant le début de l’insurrection. Il déserta lors des massacres du 8 mai 1945. Il est arrêté et condamné à mort et gracié en 1946 par le général Catroux. Il militera au PPA/MTLD en Kabylie dont il devient adjoint de Krim Belkacem.
 A partir de 1946, il entrera dans la clandestinité après avoir été arrêté lors des élections municipales. Le 1er novembre 1954, il dirigera les opérations dans la région de Draâ Benkhedda. Il accédera au poste de chef de la Wilaya IV, participe au congrès de la Soummam et portera désormais le grade de colonel qui lui permet d’être nommé membre du CNRA. En 1960, il sera le représentant du FLN au Liban et en Turquie.

Sadek Dehiles un militant de conviction

Sadek Dehiles de son vrai prénom Slimane qui lui succède à la tête de la Wilaya IV est né à Iwadiyen (les Ouadhias) le 14 novembre 1920, orphelin à l’âge de quinze ans. En octobre 1943, il est soldat parmi les troupes alliées contre le nazisme à Naples. En août 1944, il rentre en France et à Strasbourg le 24 décembre 1944. En mai 1945, il est à Obstad en Allemagne où il est mobilisé. En 1946, il adhère au MTLD sous l’égide de la Fédération de France. Il est arrêté en 1953 et écope de 8 mois d’emprisonnement et 70 000 anciens francs et frappé d’interdiction pendant cinq années en Algérie pour avoir distribué des tracts hostiles à la présence française en Algérie.
Dès Novembre 1954, il rentre clandestinement en Kabylie et fut l’un des premiers à rejoindre le maquis dans les rangs de l’ALN. En juin 1955, il participe à la réunion d’Ath Dwala, ayant regroupé Amirouche Aït Hamouda, Krim Belkacem, Mohamedi Saïd, Yazourène Mohand Améziane, Abderahmane Mira. Cette réunion a débouché sur une grande offensive contre l’armée coloniale française au cours de laquelle ils récupérent 1200 armes, 627 millions en argent liquide et 12 millions de cartouches.
Il est désigné en 1955 par Abane Ramdane pour organiser la Wilaya IV après le départ d’Amar Ouamrane à Tunis. Il devient membre du CNRA de 1957 jusqu’en 1962. En 1959, il participe à la réunion de Tunis qui durera 33 jours regroupant les 10 vcolonels dont l’objectif est de remanier les organismes extérieurs du CNRA et du GPRA pour tenter de résoudre le différend entre l’EMG et le GPRA. Il sera désigné au commandement des opérations militaires spéciales et adjoint de Houar Boumediene. Il sera élu député dans l’Assemblée constituante en 1962 de Tizi Ouzou. En 1963 il est parmi les fondateurs du FFS.

Si M’hamed Bougara.Un stratège

Si M’hamed Bougara est né le 2 décembre 1928 à Khemis Méliana. Chef de la Wilaya IV d’avril 1957 à 5 mai 1959, il a connu après les massacres du huit 1945 les geôles du colonialisme. Il rejoint les rangs du MTLD et sera à nouveau arrêté en 1951 et condamné à trois années de prison. Au déclenchement de la Révolution, il sera chargé de l’organisation de la résistance armée au niveau d’Arouna dans la localité de Théniet el Had.
 Il participera au congrès de la Soummam le 20 août 1956. Il est désigné responsable politique et membre du conseil de la Wilaya IV historique, puis promu en 1958 au grade de colonel. Il est alors nommé à la tête des troupes de l’ALN opérant sur le territoire de la Wilaya IV jusqu’à sa mort le 5 mai 1959 à Ouled Bouachra au sud de Médéa lors de l’opération « Courroie » lancée par les troupes coloniales encerclant durant quinze jours tout l’Ouarsenis. Il fut un stratège militaire et fin politique, réussissant de transformer les localités de l’Ouarsenis, Bouzegza, le Zaccar, Oued El Malah, Oued Fodda en des zones libérées.
 L’Université Djillali Bounaama de Khémis Miliana lui a rendu un vibrant hommage à l’occasion du 57e anniversaire de sa mort. A ce jour, ni le lieu ni son corps ne sont connus malgré les démarches faites auprès des autorités françaises.

Salah Zaâmoum, une figure de la Révolution

Salah Zaâmoum de son vrai nom Benrabah Mohamed Zaâmoum dit Si Salah est né en 1928 à Aïn Taya. Après avoir occupé le poste de secrétaire de la mairie d’Ighil Imoula, il utilise des cachets officiels pour la cause nationale au service de l’OS en 1953. Il sera arrêté et condamné à la prison de Tizi Ouzou où il subira les pires tortures durant 22 jours. Il sera libéré au début de l’année 1954. Il participe aux côtés de Krim Belkacem, Amar Ouamrane et Slimane Dehiles au soulèvement du 1er Novembre 1954. Il est recherché par la police française et sera condamné par contumace par un tribunal militaire.
En 1957, il rejoint l’ALN des frontières basée au Maroc sans pouvoir rejoindre l’Etat-major de Boumediene. En 1958, il succède à Si M’hamed Bougara à la tête de la Wilaya IV et sera membre du CNRA. Il fait un voyage à Tunis pour s’approvisionner en armements mais revient blasé de certaines intrigues. D’avril à juin 1959, la Wilaya IV est en proie à la « bleuite » où de nombreux maquisards seront exécutés. Si Salah sera tué le 20 juillet 1961 sur une crête du Djurdjura à Maillot ( M’Chedallah) près de Bouira.
Selon Pierre Matignon, il aurait été tué par le commando de chasse de l’armée française appelé « Georges », tandis que pour l’historienne Michèle Cointet, il a été exécuté par les services spéciaux français. Convoqué par le GPRA pour s’expliquer alors qu’il se rendait à Tunis avec une faible escorte, il aurait dit : « De Gaule nous a trahis. C’est le responsable de mon sort. » Tous les témoins algériens de la rencontre du 10 juin 1960 à l’Elysée ont disparu. Les témoins français ont reçu ordre de se taire. Qu’en est-il de l’affaire Si Salah ? Je reviendrais dans mon analyse des faits à la fin de cette contribution.

Djilali Bounaama, dans le maquis de l’Ouarsenis

Djillali Bounaâma dit Si Mohamed est né le 16 avril 1926 à Bordj Bounaâma ex-Molière où se trouvait une société franco-belge qui exploitait une mine de plomb dans le douar des Béni Hendel en plein cœur de l’Ouarsenis. Ancien tirailleur algérien envoyé en France puis réformé pour raisons de santé, il adhère au MTLD une fois revenu en Algérie en tant que responsable de la section Boucaïd. Dans la mine de plomb, il organise une grève qui durera cinq mois. Si Mohamed, qui se déplace en possession de son émetteur-radio un ANGRC9, ne sait pas qu’il est filé par les services coloniaux de l’écoute qui ont récupéré la source d’émission. Si Mohamed avait établi son PC au cœur même de la ville des roses dans la villa Raphael Corbi de Kouider Naïmi au numéro 84 du boulevard Raymond Poincaré sur la route de Joinville.
Après le travail d’écoute de l’équipe du 44 RT, c’est au régiment du 11e choc qui est un corps d’élite du SDECE relevant de la Présidence française qu’est confiée la mission de la liquidation physique de Si Mohamed. Le commando décolle de Calvi en Corse.
C’est au soir du 8 août 1961 que Si Mohamed regagne son PC. Il devait écouter le rapport de Benyoucef Boumehdi revenu de mission de l’extérieur. Au moment où le responsable des transmissions envoyait le message que lui a donné Si Mohamed, il devait être 23 heures Abdelkader Ouadfel, le technicien radio, entend du bruit. Les paras encerclent le domicile de Naïmi Kouider où se trouve le PC. Les premières rafales claquèrent tuant Mustapha Naïmi, Ali blessé et Boumehdi Benyoucef eut le poumon traversé par des balles. Le combat durera jusqu’à deux heures du matin du mercredi 9 août 1961.
Si Mohamed, Abdelkader Ouedfel, Khaled Aïssa Bey, Naïmi Mustapha sont morts au champ d’honneur. Mohamed Téguia et Benyoucef Bouehdi sont grièvement blessés. A la caserne Blandon de Blida, le général Ailleret récupère les corps pour les ensevelir dans les contreforts de Chréa. (Ce récit a été publié sur le journal Liberté le 8 août 2011 par Abdou Benmaâmar Tahar El Hocine).

Hassan Khatib, la force tranquille d’un hakim

Hassan Khatib prend la succession de Si Mohamed Djilali Bounaâma dès la mort de ce dernier le 9 août 1961 en tant que Chef de la Wilaya IV. De son vrai nom, Youcef Khatib, il est né le 19 novembre 1932 à Chlef (Orléansville). D’une grande humilité, tel que je l’ai connu lorsque je l’invitais à Batna en tant que mouhafed du FLN en 1986 pour la commémoration de la mort de Mostefa Benboulaïd les 23 mars de chaque année.
 Certains biographes disent qu’il est originaire de Mascara et que sa mère est de Mostaganem. Il naquit dans une ambiance familiale très chaleureuse parmi une fratrie de six garçons et de quatre filles. D’une famille modeste, Si Youcef Khatib effectuera ses classes de l’école Lallemand puis au collège moderne d’Orléanville tout en apprenant le Coran auprès du Cheikh Sahnoun père de l’ancien diplomate.
 Il fera le lycée Bugeaud à Alger en tant qu’interne et aura sa deuxième partie du Bac à Montpellier. Sportif par passion aimant évoluer en défense pour son équipe de football.
 Il se rappelle avoir joué en 1954 en coupe d’Afrique du Nord contre le RA Casablanca alors était dans l’AS Orléanville les lions du Chelif qu’on avait battu 3 à 1 au stade de Ruisseau avant d’échouer en finale avec l’ESMGuelma.
 Youcef Khatib entre en Faculté de médecine où il rencontre Medjaoui Abdelhalim de Remchi major de promotion. Il fera partie d’une cellule du FLN créée par Dr Nekkache qui exerçait à Oran dont faisaient partie Dr Nafissa Hamoud, Benouniche Mourad Boudekba Ahmed et Youcef Khatib déjà en 2e année. En fait, Si Hassan était prématurément engagé depuis 1950 du moins il était déjà prêt pour militer lors de la visite de Hadj Messali en 1952 à Chelif. Mais l’étincelle ce fut l’appel du FLN le 19 mai 1956 que l’Ugema décrète la grève où les étudiants quittent les bancs de l’Université pour le maquis. 

Si Hassan Khatib, un médecin sans frontière au maquis

Médecin au maquis Si Hassan serait aux côtés des moudjahidines pour soigner les blessés dans des hôpitaux de fortune. D’abord à Tamezguida avec son ami médecin Boudherba Smaïn ensuite dans le massif blidéen à Sbaghlia où nous avons perdu Amara Rachid. Il sera affecté à Palestro où il rencontre Ouamrane et Bougara et il y resta à Zberber jusqu’à décembre 1956 puis sera muté dans le Zakkar.
Si Hassan était très pudique il ira combattre à la Wilaya V-Frenda/Tiaret dans la zone 7. Si Hassan sera promu en février 1959 en tant que responsable politico-militaire de la zone 3 Wilaya IV avec le grade de capitaine et ce jusqu’à juillet 1960, promu membre du conseil de la Wilaya IV avec le grade de commandant. A la mort de Si M’hamed Bougara Si Bounama Djilali assure la direction de la ilaya IV avec le commandant Youcef Benkhrouf.

L’affaire Si Salah et la raison d’Etat du côté français

Revenons plus clairement sur Revenons plus clairement sur l’affaire Si Salah. Est-ce que le Conseil de la Wilaya IV a consulté l’ensemble de sa composante pour prendre la décision de contacter De Gaulle ? Plus encore est-ce que les membres de la Wilaya IV qui se sont dirigés vers l’Elysée ont été mandatés pour une telle rencontre ? Fallait-il se précipiter pour connaître les intentions du général De Gaulle pour rendre compte à la direction de la Révolution ? Tout revient au contexte de l’époque ! 

L’affaire Si Salah, une démarche suspecte

La rencontre qui eut lieu le 10 La rencontre qui eut lieu le 10 juin 1960 au-delà de sa finalité s’était faite à un moment de crise entre le GPRA et l’EMG pour dénouer le nœud gordien d’une telle initiative qui a provoqué le mécontentement des décideurs de l’époque. Même si une telle décision de se rendre en vue de négocier sur les intentions du général De Gaulle, le processus devant mettre fin au conflit émane de la bonne intention.
Il reste le doute non dans les convictions des initiateurs de la Wilaya IV mais beaucoup plus dans la manière un peu fractionnelle qui conduisait à une certaine méfiance et de ce fait rendait la démarche suspecte dans l’esprit des textes qui régissent le fonctionnement des instances de la Révolution.
Comment peut-on qualifier l’initiative de prendre contact à un haut niveau de l’establishment français en vue d’entamer les pourparlers de paix sans l’accord préalable du GPRA ? A toutes ces questions, l’historien Sadek Sallam apporte quelques clarifications dont j’ose rappeler l’essentiel qui tient compte seulement de la version des faits qu’il a eue avec Si Lakhdar Bouragâa en ce qui concerne l’affaire Si Salah:
1- Le discours du 16 septembre 1959 dans lequel le général De Gaulle a parlé de l’autodétermination a-t-il rencontré un écho favorable chez certains officiers supérieurs de l’ALN pour aller au plus vite vers une solution satisfaisante du conflit algérien par la voie de la négociation?
2-  Y-a-il une reconnaissance de fait des revendications politiques pour lesquelles le Peuple algérien combattait depuis cinq ans ?
3- Chez les officiers de l’armée française d’Algérie, l’issue ne peut être que militaire. Est-ce que le gendre du général De Gaulle a laissé dire que « la neutralisation d’un chef de wilaya pourrait dissuader son beau-père d’aller à la négociation avec le GPRA » ? Est-ce que le colonel Henri Jacquin qui dirigeait le BEL (Bureau d’études et de liaisons) avait jeté son dévolu sur la Wilaya IV depuis longtemps et les raisons qui l’ont motivées ?

La Force K ou l’opération Kobus et l’affaire Si Salah

Pour Le colonel Jacquin, la wiPour le colonel Jacquin, la Wilaya IV était restée le phare de la résistance intérieure. L’affaire Si Salah était-elle née de la diffusion au sein de l’ALN de l’idée d’une paix séparée par les officiers du BEL ? Le capitaine Heux spécialiste de la guerre psychologique n’était-il pas à l’origine de la mise en place de la Force K, un faux maquis créz en 1957-1958 près d’Aïn Defla sous l’égide de Djilali Belhadj dit Kobus, un ancien de l’OS au début des années 1950, pris en charge par les services SLNA du colonel Schoen contre la Révolution ?
1- L’isolement de l’intérieur et le manque d’approvisionnement en armement et logistique de la part de l’Extérieur au profit de la Wilaya IV avaient en quelque sorte anticipé et précipité le désir de quelques officiers supérieurs de celle-ci de répondre directement aux offres du général De Gaulle considérant l’Extérieur d’avoir trahi et failli à ses missions (Voir lettre de Si Salah adressée au GPRA). Si on prend en compte les contacts noués avant le 13 mai 1958 avec le FLN et l’ALN de la région d’Alger, des gaullistes comme Lucien Neuwirth avaient favorisé le véritable courant « degaulliste » (Jacquin) dans l’Algérois ?

L’offensive du général Challe et l’opération Courroie

Pour rappel, le 12 décembre 1958, le général Challe prend le commandement militaire en Algérie. Le 6 février 1959, il lance la première offensive dans l’Oranie, relayée en avril/juin par l’opération « Courroie » (Ouarsenis-Algérois) qui s’attaque à la Wilaya IV.
La Wilaya IV, dont les forces ont été déjà entamées par les opérations engagées par le général Massu en novembre 1958 (opération Couronne 1) puis le mois suivant (Couronne 2) sort quelque peu touché de la zone 3 par l’opération Courroie.
En mai 1959, Mohamed Zaamoum devient responsable par intérim de la Wilaya IV. Si Salah était un ancien militant du MTLD et l’un des premiers maquisards de Kabylie. Il était secondé par Si Lakhdar et Si Mohamed.

Heux-Jacquin et l’écoute des services spéciaux

La réunion du conseil de la Wilaya tenue du 14 janvier au 14 février 1960 conclut à un constat sévère : « Le peuple a trop souffert…et il y a un risque qu’il nous abandonne ». Et sur conseil des commandants Lakhdar et Halim, les véritables initiateurs à la suite de la proposition de la « paix des braves», Si Salah décide en tant que responsable d’un maquis de l’intérieur, d’ouvrir des négociations directes avec les autorités françaises et se rend secrètement à l’Elysée pour y négocier directement avec le général de Gaulle un possible cessez-le-feu.
 Dès les premiers jours de janvier 1960, le capitaine Heux chargé du BEL aurait-il intercepté des messages qu’échangeait Si Salah avec l’EMG d’Oujda exprimant son désarroi et sa fureur surtout que les armes n’arrivaient plus d’abord par le fait que la Wilaya IV était sous embargo et surveillance des plus rigoureux de la part des français ? Sommes-nous dans la manipulation et l’intox des services spéciaux français ?
 Si Salah est vu du côté français aussi comme un homme de parole, sérieux, mesuré et estimé par ses troupes pour qu’il s’avance avec de tels propos à l’égard de sa direction EMG et envoyant aussi un message chiffré le 15 avril au GPRA les traitant d’avoir failli en interrompant radicalement tout acheminement de matériel de guerre depuis 1958. La Wilaya IV étouffe et les djounoud n’ont plus les moyens de lutte contre les armes sophistiquées de l’armée française.

Bernard Tricot et Mathon, représentants De Gaulle-Debré

Il s’en suit une phase préalable destinée à jauger les intentions de l’une et de l’autre partie entre d’une part Si Salah, Si Lakhdar Halim et le capitaine Abdelatif et du côté français les émissaires du général de Gaulle à savoir Bernard Tricot et le colonel Mathon du cabinet de Michel Debré.
Le 28 mars 1960, l’entrevue se déroule à la préfecture de Médéa. Lakhdar, Halim et Abdelatif confirment leur intention de parvenir à un cessez-le-feu. Elle se poursuit le 31 mars. Il eut une nouvelle rencontre au domicile du cadi de Médéa Abdelkader Mazighi où un plan de paix en quatre points fut rédigé. Le 9 juin 1960, Si Salah et ses adjoints Si Mohamed et Si Lakhdar décollent pour Rambouillet à bord d’un SO Bretagne.
Ils seront le lendemain conduits auprès de De Gaulle. L’entrevue se passe dans une atmosphère courtoise selon Bernard Tricot, témoin oculaire et direct de la rencontre. Selon Gilbert Meynier, Si Lakhdar aurait joué le rôle principal du côté algérien.
Ce qu’il faut retenir de cette entrevue :
- De Gaulle campe sur ses positions, à savoir mettre fin aux combats et au cessez-le-feu peut-être conclu dans des conditions honorables pour chacun. Il refuse la demande de déplacement des émissaires algériens en Tunisie. En revanche, il se déclare prêt à faire transmettre un message des chefs de la Wilaya IV aux dirigeants extérieurs de la Révolution.
- Le 14 juin 1960, de Gaulle tient un discours dans lequel il réaffirme sa disponibilité de recevoir les représentants du FLN, de trouver avec eux une fin honorable aux combats qui traînent encore et d’accomplir en union avec la France et dans la coopération des communautés, la transformation de l’Algérie algérienne en un pays prospère et fraternel.
- Le 22 juin 1960, le journal le Monde publie un communiqué du commandement FLN de la Wilaya IV daté du lendemain 23 juin 1960 : « En ces heures cruciales et décisives où se joue l’avenir non seulement de l’Algérie, mais de la France, au moment où par le sombre drame algérien semble poindre l’éclaircie susceptible de ramener la paix dans les cœurs et les esprits de tous les habitants de notre patrie déchirée, le commandement de la wilaya IV ordonne à toutes les unités fidayines de cesser toutes activités contre les établissements publics à clientèle essentiellement civile, contre les véhicules et les personnes civiles musulmanes et européennes à partir du 15 Juin 1960 ».

Un comité militaire de coopération et d’exécution

- Cette décision… a été prise dans un but d’apaisement, et pour enlever aux organisations extrémistes européennes, tout prétexte de nuire à la bonne marche des négociations franco-algériennes. C’est ainsi, de peur qu’il y ait des purges, Si Djillali Bounâama décide de faire allégeance au GPRA et de reprendre la wilaya en main. Le 14 juillet, il dissout le comité de wilaya et prend la direction d’un Comité militaire de coopération et d’exécution dont il nomme les membres.
- Appuyé par Ahmed Bencherif le 22 juillet 1960, les initiateurs du projet de négociations seront destitués et certains liquidés. Si Salah de retour de Kabylie sera arrêté et destitué. Un an plus tard, il sera convoqué par le GPRA. Il sera tué alors qu’il était en route vers la Tunisie le 20 juillet 1061 dans une embuscade tendue par un commando de chasse de l’armée française à Maillot dans la région de Bouira. Abdellatif et Halim seront liquidés le 11 août 1960 alors Si Mohamed à son tour témoin de l’entrevue avec De Gaulle sera tué le 8 août 1961 à Blida par une unité du 11e choc.
Pour conclure sur ce dossier propre à l’évolution d’une wilaya historique qui a contribué à faire du combat pour la libération nationale un des fondements de l’engagement de tous ses dirigeants, une wilaya ouverte à tous ceux qui ont l’amour du pays loin de toute forme de régionalisme, ils sont venus de tous les coins du pays pour servir la cause juste de lutte contre les forces coloniales au sacrifice de leurs vies, dans le contexte qui entourait la Révolution il est difficile pour une wilaya centrale et stratégique, où d’ailleurs toute l’administration politique et militaire avait mis tout son poids logistique, médiatique et financier pour venir à bout de toutes manifestations fussent-elles clandestines des combattants de la liberté pour notre indépendance totale.
C’est pour cela qu’il serait injuste de pouvoir toucher à l’honneur de ceux qui ont longuement combattu les forces coloniales.
La Révolution dit-on mange parfois ses enfants. Mais garder une image de fierté de ceux qui ont marqué une empreinte indélébile leur participation pour une Algérie unie, forte et indépendante, ne doit en aucune manière nous mettre à contre-courant des idéaux de notre Révolution. Les erreurs ne manquent pas dans les circonstances qu’a vécues l’Algérie qui fut dépossédé de toutes ces terres par les différentes lois tels le code l’indigénat et la loi Blum et Violette spoliant les meilleures terres des paysans algériens qui se sont soulevés contre cette injustice aux premières lignes de la rébellion.
Les faits sont certes têtus mais à vouloir ne pas inscrire sur le registre des patriotes, ceux qui furent contraints et parfois révoltés par ceux qui décident en leur nom au seul objectif de courir derrière un pouvoir qui en fin de compte ne peut être eternel ni pour les uns ni pour les autres, il faut laisser à nos générations futures une histoire expurgée des formes diversifiées de narcissisme politique.
C’est à cette condition que notre pays se frayera les sentiers des espérances. L’Algérie a été un grand pays de résistance contre tout oppresseur. La France coloniale a connu les exemples de bravoure de ce peuple de tolérance qui n’accepte en aucun cas d’être souillé. Nous avons notre génie propre et nos valeurs ancrées dans le lointain de notre histoire plusieurs fois millénaire.
Toutes les luttes fratricides n’ont en définitive rien apporté aux uns et aux autres. La crise de 1962 n’est pas loin de nous où communément comme l’appelait Ali Haroun dans son livre L’été de la discorde a laissé un mauvais goût, dois-je dire une tragédie. Alors que la réunion du CNRA à Tripoli se tenait en mai 1962 et dont les travaux sont restés inachevés, la Wilaya IV donna procuration à Ahmed Bencherif considérant que le vote au profit de Ben Bella et l’EMG intervenant dans une ambiance très tendue ne pouvait être accepté, selon Si Hassan Khatib. Les ilayas I, II et V ont rejoint Ben Bella et l’EMG. Les Wilayas II et III étaient avec le GPRA.
La Wilaya IV avait payé car se trouvant dans un espace où l’affrontement était à ses portes. Il fallait trouver des hommes capables de raisonner pour éviter à notre pays encore du sang et des larmes avec « sept ans ça suffit ». La création de la fondation de la Wilaya IV par le dernier de ses dirigeants constitue une œuvre qui permettra d’être une source d’inspiration pour nos historiens afin de revenir toujours aux sources dans une confiance mutuelle intergénérationnelles.
 C’est ce devoir de mémoire qui nous interpelle à chaque moment. Pour terminer j’aimerais citer les propos du Président de la Fondation de la wilaya IV : « Les injustices, les inégalités, le mépris sont autant de ferments qui nourrissent la révolte et la haine. » Il faut mettre notre pays à l’abri des égoïsmes sordides et des ambitions pouvant lézarder le socle identitaire d’une Nation belle et rebelle.    

Dr Boudjemâa HAICHOUR 

Chercheur Universitaire-Ancien Ministre

Bibliographie :
1- Claude Paillat « Dossier secret de l’Algérie » 13 Mai 1958/ 28 Avril 1961  Paris, Presse de la Cité, 1961.
2-  Pierre Montagnon : «  L’Affaire Si Salah »- Secret d’Etat, Pygmalion Editions 1987.
3-  Bernard Tricot : « Les sentiers de la paix – Algérie 1958/1962» Edition Plon 1972.
4-  Yves Courrière : « La guerre d’Algérie tome IV –Les feux du désespoir » collections le livre de poche- Librairie générale française.
5- Gilbert Meynier et Mohamed Harbi : « Le FLN – Documents et Histoire 1954/1962 Fayard 2004.
6- Gilber Meynier : « Histoire intérieure du FLN 1954/1962 Fayard 2002
7- Guy Pujante : « 10 Juin 1960, la paix sabordée, Dualpha.
8- Wikipedia : «  Document  L’Affaire Si Salah ».
9-  Michèle Cointet : « Portrait- Nouvelle Revue d’Histoire  n°57 novembre/décembre  2011.
10-Lakhdar Bouregâa : « Témoin de l’assassinat de la Révolution » version    arabe Dar al Hikma-Alger.
11-Sadek Sellam : «  L’affaire Si Salah, vécue par le Commandant Lakhdar Bouregâa in Revue «  Guerres mondiales et Conflits contemporains » ( n°201)-2001.
12- Archives  site de la Fondation de la Wilaya IV Historique.
13- Ahmed Bencherif : « L’Aurore des Mechtas » SNED Alger 1969.

FIGURES HISTORIQUES

PARCOURS SENSATIONNEL D’UN MOUDJAHID DE DELLYS

Si Hamoud Chaid dit Abderahmane raconte les péripéties de la Révolution du 1er Novembre 1954

GRANDES DATES

Rendre confiance aux militants et ressouder le mouvement national

Les actions du 1er novembre 1954 à Alger

GUERRE DE LIBERATION

La révolution sans frontières

L’aide du Maroc à la Révolution algérienne

UNE VILLE, UNE HISTOIRE

La cité aux cent portes

Histoire de la ville de Tébessa